‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 56 sur 115 · LOFS COMMUNES A TOUTES LES MÉMOIRES · texte numérisé non relu

LOFS COMMUNES A TOUTES LES MÉMOIRES

Ce long passage est un exemple de la légèreté avec laquelle nous lisons les auteurs que nous prenons pour adversaires. Avec un peu plus d'attention, M. Combe aurait vu que les métaphysiciens ont eux-mêmes expliqué cette diversité des souvenirs et des pensées qui s'élèvent devant un même spectacle dans Tàme des divers spectateurs. « L'attention et la répétition , dit Locke, aident )) beaucoup à fixer les idées dans la mémoire; mais celles » qui naturellement produisent la plus profonde et la » plus durable impression , sont les idées accompagnées )) de plaisir et de peine (1). « Voilà pourquoi les mêmes objets suscitent à l'un des idées de richesse , à Tautre des pensées d'art , à un troisième des sentiments religieux ; mais ces souvenirs ne reviennent pas sans ordre et sans loi. Dabord le premier de chaque série est suscité par une perception actuelle dont 1 objet a été connu en même temps que l'objet de la conception ou dans un temps immédiatement contigu, et si Ion observe la liaison des termes de chaque série, on voit qu'ils suivent l'ordre des acquisitions ou des perceptions premières. Si la vue d une ferme excite chez l'un l'idée du proti#, c'est que lidée de la ferme et celle du profit lui ont été primitivement acquises dans un temps simultané ou contigu ; sil navait jamais su que les constructions sont coûteuses, et s'il navait pas lié ainsi ces deux idées dans l'ordre du temps, lors de l'acquisition première , la vue des cheminées ne susciterait pas dans son esprit l'idée d'une dépense. C'est par la même loi que l'architecte, à la vue des maisons, pensera aux régies de larclii-

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(i) L'ssai sur rtniendcmcnt humain, liv. H, cbap. X) $ 3.

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