‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 104 sur 181 · DU RESSENTIMENT INSTINCTIF, ETC · texte numérisé non relu

DU RESSENTIMENT INSTINCTIF, ETC

ment de propre défense , qu’il regardait également comme un principe particulier et non comme le résultat de toutes les autres alïections (1). Il est vrai qu’il rapportait à ce principe, non pas seulement le courage instantané de la défense, mais le courage habituel. Il faut cependant distinguer entre ces deux courages. Le premier peut s’allier avec la plus grande pusillanimité, et se développe accidentellement chez les animaux les plus timides. Le second constitue un caractère permanent dont nous nous proposons de développer plus loin le principe.

Ainsi, les formes de toute affection ou les manifestations de toute tendance sont les suivantes : plaisir, peine, désir, espérance, crainte, ressentiment.

N ayant pas à diviser les affections par la nature du fait subjectif, nous les distinguerons seulement par les objets qui les excitent. Sous ce point de vue, nous mettrons d’un coté les affections égoïstes, se rapportant,

soit à un certain état de notre corps, soit à des objets matériels ou à des avantages immatériels que nous ne pouvons partager avec autrui sans privation pour nousmêmes; de l’autre, les affections désintéressées se rapportant aux êtres animés ou à des objets et avantages que nous pouvons partager sans diminuer en rien notre part. Les premières, par lesquelles le moi est ramené sur lui-même, pourraient se nommer affections autopliiles , et les secondes qui le répandent pour ainsi dire sur autre chose que lui-même , pourraient se nommer affections Jictérop hiles .

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