‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 111 sur 181 · INSTINCT D’ACTIVITÉ PHYSIQUE · texte numérisé non relu

INSTINCT D’ACTIVITÉ PHYSIQUE

rudesse et le poli, affection à laquelle Gall et Spurzheim assignent le même organe qu’à la perception correspondante (1).

Mais comme la mémoire de ces phénomènes ne peut résider dans le même organe ou au moins dans la même partie de l’organe que la perception, il y a lieu d’examiner si l’affection correspondante na pas un siège séparé de ceux de la perception et de la mémoire, puisqu’elle ne les accompagne pas toujours.

jNous ne parlons pas ici du plaisir que nous cause la forme tangible régulière, parce que, pour la percevoir, le toucher a besoin d être aidé de la mémoire, et que ce plaisir ne se localise pas dans l’organe.

§ 7. Instinct d'activité physique.

Il y a une affection agréable attachée au déploiement de la faculté motrice, plaisir qui, suivant la remarque de Thomas Reid , est surtout sensible dans l’enfance (2) ; c’est le mobile qui pousse l’enfant à s’agiter dès le maillot, et plus tard à saisir les objets, à les mouvoir, à faire effort pour se dresser, pour marcher, courir, monter, descendre, s’élancer, franchir, porter, frapper, détruire; c’est l’amour du pouvoir physique. Les peuples barbares, qui ont plus d’une analogie avec les enfants, se plaisent aussi dans l’exercice de la force motrice, et presque tous leurs jeux sont des luttes de vigueur ou d’adresse.

(1) Jnat., t. 2, p. 231. Obs p. 2*5.

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