‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 113 sur 181 · DE LA FACULTÉ DE DESTRUCTIVITÉ · texte numérisé non relu

DE LA FACULTÉ DE DESTRUCTIVITÉ

pas que la faim les presse au moment où ils détruisent, ni qu'ils pensent que la destruction a pour but leur nourriture, mais je dis que le mouvement de destruction dépend, dans ce cas, de la tendance à l’alimentation ou de l'instinct d’activité physique. « Mais il y a des ani- » maux, répond le docteur, qui font plus de victimes )> qu’il n’en faut pour leur besoin. » La satisfaction de leur faim n’en est que plus assurée. Le but est dépassé, mais il existe. « Beaucoup de choses, continue notre au- » teur, sont inutiles et relativement nuisibles ; elles doi- )> vent être détruites, et c’est pour cela que la nature )) nous pousse à la destruction. » Mais cette destruction ne tombe-t-elle que sur les choses inutiles et nuisibles ? c’est ce que vous 11e vous êtes pas occupés de démontrer. Et d’ailleurs, pour les choses inutiles, à quoi bon les détruire? et pour les choses nuisibles, nous n’avons pas besoin qu’un instinct aveugle nous pousse au hasard : l’aversion et la crainte sont des guides plus puissants et plus sûrs. Nous persistons , en conséquence, à regarder le mouvement de combat et de destruction comme un résultat, tantôt de l’instinct d’alimentation, tantôt de l’instinct d'activité physique ou du ressentiment instinctif.

Quant à la question organique, il suffirait de convertir les prétendus organes de la combcittivité et de la destructivité en un organe de la faculté motrice. Les assertions plirénologiques sur le rapport entre le courage physique habituel et le développement des lobes moyens du cerveau ne se trouveraient pas moins justifiées; la force motrice aurait un siège plus raisonnable que celui que Spurzheim lui supposé au-dessus de l’arcade du

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