CHAPITRE III
Des Méthodes .
S 1er. Méthode phrénologique.
La communication que j'avais adressée à Spurzheim me valut l’honneur d’une réponse. Je donnerai en partie celte lettre et ma réplique parce qu’elles feront connaître , la première , l’esprit de la méthode phrénoiogi-
Seine-et-Oise, en 1832, et dans un feuilleton du journal le Temps , en date du 27 mars 1835. En 1836, M. le docteur Lélut, dansun ouvrage intitulé.- Qu’est-ce que la Phrénologie ? a mis également en regard la doctrine écossaise et la doctrine phrénologique. Envisageant celte dernière comme une pure psychologie, il lui accorde la supériorité sur sa devancière, sans se charger de démontrer cette supériorité, et quoiqu'il réforme en plusieurs endroits la nouvelle théorie à l’aide de l’ancienne. Ainsi par exemple, au sentiment de gaieté, établi par Spurzheim, il substitue le sentiment du ridicule décrit par D. Stewart f p. 280); il avance que la pitié et la vénération ont été mieux présentées par les Ecossais que par les phrénologistes ( p. 274), et il réclame contre l’omission commise, suivant lui, par les phrénologistes de plusieurs principes qui lui paraissent établis dans les ouvrages de Reid , tels que : 1° certains principes mécaniques; 2° la disposition à la crédulité ; 3° le sentiment de la reconnaissance ; 4° le besoin d activité; 5° la curiosité ; 6« le désir du pouvoir (p, 250, 270, 271, 379).
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que , et la seconde un des buts que je me propose dans le présent ouvrage.
l0 février i832.
« Monsieur ,
» Je vous remercie de la lettre et des extraits que » vous avez eu la bonté de m’envoyer. Je veux bien » entrer dans votre sens et admettre que plusieurs pen- » seurs , surtout parmi les anciens , ont reconnu plu- » sieurs facultés phrénologiques. En croyant aux idées » innées , et en observant les hommes dans la vie pra- » tique , il est impossible qu’ils n’aient pas trouvé la » même tendance et les mêmes actions pour lesquelles )> Gall a cherché des signes extérieurs à la tête. La ■» nature humaine a toujours été la même. Mais Gall a » paru dans une époque où la philosophie mentale avait )) entièrement changé de face. Supposons que dans cet )> état de choses , on veuille frapper à toutes les portes » philosophiques , anciennes et modernes , les réponses » seront très-différentes, même quelquefois opposées; » l’un dira oui, et l’autre dira non. Prenons un seul » exemple. Les uns admettent un sens moral comme » inné, les autres nient son innéité. Qui a raison? Dé- )> cidera-t-on par la seule preuve d’un ipse dixit ? Gall a » été longtemps dans cette perplexité , et il a cherché » des orgaues pour des facultés reconnues par des phi- » losophes , mais l’expérience seule lui a donné quelque )) certitude. La phrénologie seule mettra fin aux discus- » sions philosophiques.
» Je vais dire quelques mots par rapport à la pliilo-
» losophie de Reid
)) Sont-ce deux facultés spéciales que l’instinct de vé-