‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 134 sur 181 · ET DE S,V SUPÉRIORITÉ · texte numérisé non relu

ET DE S,V SUPÉRIORITÉ

ligent , le plus robuste et le plus beau des hommes , il ne refuserait pas la proposition. Il faut donc mettre au nombre des principes de la nature humaine , l’amour de légalité qui s'exalte quelquefois jusqu’au désir de la supériorité. Ce principe, retenu dans de justes limites, s’appelle émulation. Lorsqu’au lieu de nous exciter à nous élever nous-mêmes , il nous fait désirer rabaissement d’autrui il devient envie.

Les philosophes écossais ont avec raison distingué la confiance en soi-même d’avec l’émulation ou le désir d égalité ou de supériorité (1). Nous trouvons sur ce sujet une omission dans la phrénologie. Suivant Spurzheim , la jalousie est une combinaison de l’estime de soi avec telle ou telle de nos autres facultés. « On peut être, » dit-il , jaloux sous un rapport et indifférent sous un )) autre (2). » En effet , lorsque nous avons remporté un avantage , cette victoire fait compensation avec nos défaites et celles-ci peuvent nous devenir indifférentes. Mais ce n’est pas une preuve que nous ayons besoin de nous estimer nous-mêmes pour être jaloux des avantages d’autrui. « Le jaloux , continue l’auteur , désire » que ses facultés soient satisfaites de même que celles )) des autres personnes. » Avec la plus mauvaise opinion de soi-même on éprouverait le même désir. 11 est si peu vrai que l’estime de soi ou la confiance en soi-même figure comme élément nécessaire dans la jalousie , que l’orgueil exclut quelquefois l’envie. Tel orgueilleux se

U)' Picid, t. G, p. 79-83. Dugald-Stewart. Esquisses de philosophie morale tiad. de M. Jouiïroy, p. 59-60. Philosophie des facultés actives ou morales trad.deM. Simon, t. 1, p. 70. ’

(2) Obs., p. 328. ’•

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