PLAISIR DRAMATIQUE
» elle spiritualise la partie la plus grossière de l'homme. .. » elle jette un voile mystérieux sur les desseins les plus » impérieux de la nature , de peur que la connaissance » trop directe et trop matérielle de ces derniers n’engen- » dre le dégoût, ou au moins l’indifférence. C’est un » supplément indispensable aux principes moraux (1). » Le docteur Gall ira pas aperçu 1 instinct inné de la pudeur. Lorsque, dans mes entretiens avec Spurzheim, je lui ai demandé compte de ce principe de la nature humaine, je lai trouvé, comme nous le sommes tous, les yeux et les oreilles fermés par l’esprit de système, a Voilà )> un sentiment qui n’est pas sur ma liste , donc il n’existe
cet instinct qui fait qu’un chien cache un os dans la terre pour s en assurer la possession (2). Mais il oubliait que ce chien n’étendait le mystère que sur l’espoir futur de son repas , et que pour tout le reste il était de ceux qui ont donné leur nom au cynisme. Il y aurait donc ici encore une lacune dans la phrénologie. Si le sentiment de pudeur peut s’attacher à un organe , il faudrait le chercher peut-être dans la partie antérieure du front, près des facultés qui jouissent de la beauté physique, et qui souffrent de la laideur matérielle.
$ 14.. plaisir dramatique, ou plaisir du spectacle des actes humains.
Ce n’est pas seulement la vue des choses extérieures qui nous charme ; nous nous plaisons encore au spec-
(1) Essai sur le sentiment du beau et du sublime , trad» franç. de Wcyland.
(2) Obs p. 182-3.