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lacle des actes internes. Si c’est une jouissance pour nous d interpréter l'intelligence et le sentiment qui se cachent sous les voiles de la nature inanimée, comment n’aimerions-nous pas à contempler le déploiement de la pensée et de la passion dans lètre qui sent et qui pense. De là cette curiosité que nous éprouvons pour les drames réels ou tictifs, pour l’histoire publique ou privée, pour les événements les plus anciens et les plus éloignés comme pour les plus proches et les plus modernes , pour les annales d'un grand peuple et la chronique de la ville , pour un fragment de mémoire, une lettre familière, comme pour une scène de drame ou un roman de mœurs.
Un assaisonnement des plaisirs de l’esprit comme de ceux du corps , c’est le changement ou la nouveauté. Nous avons besoin de voir de nouvelles formes , de nouvelles couleurs, de nouveaux sites. Des mélodiesqui nous plaisent nous préférons la plus nouvelle; nous disons comme Lafontaine :
Il nous faut du nouveau, n’en fut-il plus au monde.
« Un auteur qui a déjà fatigué le public de ses œuvres » produit-il un nouvel ouvrage, nous avons droit de » compter sur des choses nouvelles, s’il ne dit rien qu’il » n ait déjà dit d’une manière aussi agréable, nouséprou- » vous du dégoût. Un objet qui n’est ni beau ni utile, et » dont la nouveauté est le seul mérite , ne produit qu’une
)> impression éphémère sur un goût délicat On peut
» comparer la nouveauté à ce chilTre de l’arithmétique , » qui augmente considérablement la valeur de ceux à la