CRITIQUE DE LA MERVEILLOSITÉ
lui de nous qui sera plus sensible au premier aimera que l'énigme s’explique au dénouement, celui qui sera plus porté vers le second désirera que le mystère demeure inexplicable.
§ 20. Critique de la mervcillosité.
Le fondateur de l’organologie cérébrale n’a pas traité du goût pour le surnaturel. Il parle seulement d’une disposition aux visions qu’il est tenté d’attribuer, soit à l’organe de la mimique, soit à celui de la poésie (1); mais premièrement, comme Fauteur Fa très -bien senti lui-
» mal et l’homme ont , pendant l’état de veille , la faculté )> de distinguer l’impression et F idée d’avec l’objet cxté- » rieur qui les produit ; cette faculté se perd dans le » rêve (2). » La vision est donc un degré supérieur du rêve, ou une représentation mentale assez vive pour produire l’effet d’une perception (3). Toutes les facultés de représentation, celle des figures, des couleurs, des articulations , des tous, etc. (4) , lorsqu’elles sont dans un état anormal, peuvent produire, les unes des visions, les autres des auditions imaginaires , comme nous en avons vu de nos jours un exemple. Le goût pour le merveilleux peut sans doute agir sur les organes des représentations , et contribuer pour sa part aux hallucina-
(1) Gall, Anat , t. 7, p. 270.
(2) Ibid., p. 271.
(3) Voyez le présent ouvrage, 3e partie, ch. I, S 6. (7) Voyez le présent ouvrage, 3e partie, ch. 11, $ I.