DE LÀ MÉMOIRE
t-on à X affectionnivitè l’attachement du général pour lepée qu'il portait un jour de bataille ? ce qu’il aime en elle , c’est le souvenir de sa gloire.
D’un autre coté , l’affection par association n’est pas un acte même de chaque penchant primitif. Le gourmand , par exemple , n’aime point les instruments de son repas de la même manière que le repas lui-même , il n'a pas faim des premiers comme du second. Il s’agit donc ici d’une affection excitée par le souvenir des affections primitives. Les phrénologistes ont à examiner si cette affection du souvenir réside dans un organe spécial , dans celui qu’ils attribueraient à la mémoire des faits psychologiques ou dans une partie de chaque organe affectif (1).
Il ne nous reste plus ? pour terminer cette quatrième partie , qu’à récapituler nos critiques sur la théorie phrénologique des facultés affectives. Nous nous sommes plaints d’abord de la division peu distincte de ces facultés en penchants et sentiments. Le plaisir et la peine étant les deux modes de toute affection , une susceptibilité plus grande pour l’une ou pour l’autre réagit sur l’induction et produit la disposition à la bonne humeur et à l’espérance , ou à la tristesse et au découragement. Cette disposition nous parait donc le résultat d’un mode général de toute l’affectivité , et non l’effet d’une affection spéciale. La faculté motrice qui est l’une des principales manifestations du moi , la servante assidue de l’affectivité et de l’intelligence , et dont le déploiement est luimême une source de plaisir, n’a été considérée par les
Voyez le présent ouvrage, p. 195, à la fin»