‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 174 sur 181 · AFFECTIONS DE LA MÉMOIRE · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA MÉMOIRE

phrénologistes que comme une faculté (le perception

.pour le poids et la résistance , et ils en ont placé le siège parmi les prétendues facultés de perception , c’est-à-dire parmi les diverses mémoires. S'ils l’avaient envisagée comme manifestation particulière du moi , comme source de plaisir , et principe d’activité physique ; s’ils en avaient * remarqué la liaison particulière avec l’instinct d’alimentation et les affections animales , ils n’auraient pas cherché ailleurs que dans ces principes, soit réunis, soit séparés, le courage physique , constant ou momentané, les velléités, soit habituelles, soit passagères , de combat et de destruction, et ils auraient consacré les organes de la combativité , et de la destructivité à la faculté motrice et au plaisir qui résulte de son développement. Ils n’ont pas mentionné le plaisir général de la santé, et les plaisirs spéciaux de l’odorat et du goût, en ce qui ne touche pas à l’alimentation. Ils n’ont pas fait remarquer les mouvements appropriés à la satisfaction de l’appétit. Ils n’ont pas donné l’analyse de nos diverses appréhensions naturelles qu’ils paraissent n’avoir pas trèsbien distinguées de la circonspection réfléchie. Ils ont confondu l’émulation et le désir du pouvoir avec l’estime de soi. Iis ont tracé un portrait inexact de la fermeté. Ils ont défendu l’instinct de propriété par des exemples nuisibles à la démonstration , et ils n’ont pas établi une démarcation très-nette entre ce qu’ils appellent la circonspection et la ruse. Dans les affections pour les êtres animés, ils n’ont pas convenablement séparé l’amour de la société , l’attachement individuel et l’amour électif. Iis ont réduit les affections de famille à l’amour des enfants, et ont négligé l’amour filial et fraternel; iis ont constitué à part la bienveillance à laquelle iis ont donné,

CONCLUSION

parmi les organes intellectuels, un siège qui conviendrait mieux à la faculté morale. Ils n ont pas fait une énumération complète des plaisirs et des répugnances de l’esprit : parmi les derniers , ils ont omis notamment l’instinct de pudeur; ils ont mêlé plusieurs affections diverses dans l’amour de l’ordre , qu’ils rangent à tort parmi les facultés perceptives. La faculté d'éventualité qui contient déjà des perceptions et des mémoires très-diverses , renferme encore diverses espèces d’affections. Dans l instinct de construction , ils n’ont pas fait la part de la faculté motrice et celle de l’imagination linéaire. Ils* ont passé sous silence le goût de la généralisation et de l’hypothèse , et l’extase dans laquelle nous jette la conception de l'infini. Leur analyse de la vénération n’en présente , ni toutes les applications , ni le caractère instinctif. Ils n’ont pas suffisamment séparé la partie intellectuelle et la partie affective de la faculté morale. Le sentiment du ridicule ne se présente pas avec un caractère assez net dans 1 exposition qu’ils ont faite de l’esprit caustique ou du sentiment de la gaieté, et enfin ils ont rapporté à un principe insuffisant cette mémoire de la sensibilité qui nous fait éprouver une affection actuelle dans le souvenir de nos affections passées.

$ 20. Conclusion.

Pour résumer les réformes qui résulteraient de l’ensemble de nos critiques sur toute la phrénologie, nous suivrons la classification et la terminologie deSpurzheim comme les plus généralement adoptéesdesphrénologistes.

CONCLUSION

« ORDRE I. FACULTÉS AFFECTIVES

Les facultés affectives ne pouvant agir qu’après que leur objet leur a été montré par les facultés intellectuelles, il y a lieu de traiter d’abord des facultés intellectuelles et de les faire passer dans l’ordre Ier.

La faculté motrice et la faculté de vouloir ne pouvant rentrer dans aucun des deux ordres précédents , doivent constituer un troisième et un quatrième ordre.

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