‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 21 sur 181 · CONFUSION DE LA VOLONTE · texte numérisé non relu

CONFUSION DE LA VOLONTE

Je l’ai vue , mais je ne l'ai pas regardée. C’est à cause de lïnitiative, qui appartient à la volonté , que quelques philosophes lui ont donné le nom de liberté , ou de libre arbitre. La volonté , intervenant dans l’exercice de la perception extérieure , s’appelle attention ; dans l’exercice delà mémoire et dans l’analyse des faits internes , réflexion ; dans la recherche des rapports , comparaison ; luttant contre les affections , elle se nomme modération et courage ; dirigeant les mouvements , elle constitue , lorsque ceux-ci lui sont dociles , l’énergie ou l’adresse.

Nous pouvons connaître, croire, aimer, haïr, et même imprimer un mouvement à notre corps , sans l’avoir voulu. La volonté n’est donc ni l’intelligence, ni l’affectivité , ni la faculté motrice , dont nous parlerons •tout à l’heure.

Les phrénologistes n’ont pas confondu la volonté avec l’affectivité et la force motrice; en voici des preuves nombreuses :

« C’est pour avoir confondu les désirs , les velléités , » les penchants avec la véritable volonté , qu’on a cru )> trouver des difficultés insolubles , relativement à la li- » berté morale. On avait raison de nier la liberté , rela- . )> tivement à l’existence et au mouvement des désirs , » et par une fausse conséquence, on a cru que la volonté » et les actions manquaient également de liberté ; c’était » confondre deux choses extrêmement différentes (1). »

« La volonté peut faire mouvoir les pieds et les mains ,

(i) GaU, a* vol.;, p. toi.

AVEC L'MTKLMGENCË.

mais elle no réside pas dans ces instruments extérieurs (1). »

« Il faut distinguer la velléité ou le désir, d’avec îa volonté. La volonté suppose l’assentiment de la réflexion (2). »

Dans les passages suivants , Fauteur insiste sur la liberté.

« Les hommes agissent souvent en opposition avec leur caractère prédominant (3). »

« La doctrine des dispositions innées n’établit pas Fir- )) résistibiiitê des actions. Sans les muscles des jambes on )> ne pourrait pas mouvoir celles-ci ; mais les instruments » du mouvement n’en trament pas îa nécessité de mar- )) cher. Car c’est la volonté qui préside à l’usage des ap- » pareils musculaires. Il en est de même de toutes les ac- )> lions de l’homme , quoique toutes ses inclinations soient » involontaires. Ainsi tant qu’on est capable de connaître )> des motifs , et que Ton conserve V influence de la vow lonté sur les organes du mouvement , on est libre et )> conséquemment responsable de ses actions... Chaque » personne raisonnable se souvient d’avoir éprouvé des )) inclinations qu’elle a combattues par différents motifs. )> L’homme dans l’état de santé , est libre et responsable )> de ses actions (4). »

a Les facultés qui engendrent les penchants et les sen- » timents ne peuvent être mises en activité par un simple » acte de la volonté ; par exempte, nous ne pouvons

(1) Spurzheim. Obs. sur la phrén., p. 234.

(2) Ibid., p. 200.

(3) Ibid., p, 201 . •

(4) Ibid., p, 345-6.

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