SEINS EXTÉRIEURS
Mais la différence consiste ici dans l'absence ou la présence de la volonté. L’intervention de la volonté fortifie l'action de la faculté intellectuelle, mais n’en produit pas une autre. Tout le monde sait la différence qui existe entre voir et regarder ; mais personne n'est tenté de faire de la vue et du regard deux facultés distinctes ; on reconnaît seulement que, dans la vue, la volonté est absente, tandis quelle est toujours présente dans le regard. Le regard , c’est la volonté jointe à la vue : regarder c’est vouloir voir ; comme écouter c’est joindre la volonté à l’ouïe, c’est vouloir entendre. Il en est de meme de la perception des rapports et de la comparaison. La comparaison n’est que l'addition de la volonté à la perception et à la mémoire. Comparer c’est vouloir percevoir des rapports. Spurzheim a donc tort de considérer la comparaison comme une faculté intellectuelle spéciale ; et nous aurons l’occasion de compléter plus tard cette dômonstraîion. Au surplus, il n'appuie d'aucune preuve organique l'assertion que la faculté de conscience appartient soit à l’organe de /’ éventualité , soit à celui de la comparaison. Il ne montre pas que les hommes dont le cerveau présente moins de volume à cet endroit aient moins la conscience d’eux-mêmes que le reste de l’espèce humaine. Il n a donc réfuté ni les phrénologistes, qui prétendent que la conscience appartient à tous les organes , ni les philosophes , qui pensent qu’elle ne dépend d'aucun instrument matériel.
S i. Sens extérieurs oh perceptions externes.
jNüus passons maintenant aux perceptions d'objets