‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 82 sur 181 · CRITIQUE DD SENS DU BEAU DANS LES ARTS · texte numérisé non relu

CRITIQUE DD SENS DU BEAU DANS LES ARTS

les productions d’Homère sont inférieures à celles de Virgile pour la disposition et l’arrangement du sujet, mais je me demande si l'arrangement du sujet , en ce qui ne touche pas à la partie technique de Fart, mais au raisonnement, ne relèverait pas de la déduction et de l’induction, c’est-à-dire de ce que les phrénologistes appellent trèsimproprement comparaison et causalité. Je ne vois donc pas encore ici la nécessité d’une faculté spéciale.

M. Yimont avait adopté Y esprit poétique de Gall , M. Combe adopte X idéalité de Spurzheim ; tant il est vrai que la phrénologie est appelée à terminer tous les dissentiments psychologiques. « La faculté de Fi- » déalité, dit M. Combe, produit le sentiment de Fex- )> cellence et de la perfectibilité , et se plaît dans le beau » idéal (1). » C’est le même vague que chez Spurzheim. Nous renvoyons à nos précédentes critiques. L’excellence , la perfectibilité , le beau idéal appartiennent à trois ordres de faits : aux faits physiques , intellectuels ou moraux, et ce n’est pas une seule et même faculté qui apprécie et goûte Fexcellence dans ces trois ordres. « Les )> autres facultés perçoivent les qualités comme elles exis- » tent dans la nature ; l’idéalité veut quelque chose de » plus gracieux, de plus parfait et de plus admirable » que la réalité. » Les grâces et la perfection sont diverses; une seule faculté ne leur suffit pas, et vous avez déjà reconnu des sentiments en rapport avec la grâce et la perfection, solides formes physiques, soit des facultés intellectuelles, soit de la conduite morale.

Résumons notre débat avec la phrénologie au sujet des facultés créatrices ou inventives : nous n’admettons

fl) Nouveau manuel, p. 110.

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