‹ La psychologie inconnueChapitre 12 sur 91 · XII PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION

mêmes sans aucune valeur scientifique; d'autre parties savants professionnels ou officiels, volontairement étrangers à tout cet ordre de recherches, n'en sachant guère plus à leur sujet que des journalistes, non seulement n'ayant jamais fait d'observations ni d'expériences en cette matière, mais n'ayant pas même l'idée qu'ils pourraient et devraient en faire, et ne se tenant pas au courant de celles qui sont faites ailleurs ; et ce sont ceux-ci qui, un certain jour, se réuniront pour examiner les résultats obtenus par les premiers et leur donneront, s'il y a lieu, la consécration définitive ou les déclareront nuls. Tant que cette étrange organisation subsistera, les sciences psychiques piétineront sur place1.

On doit comprendre en effet que si les phénomènes psychiques sont bien réels, ils ne sont ni des accidents ni des miracles, mais qu'ils font partie intégrante de l'ensemble de la nature et qu'ils constituent eux-mêmes un ensemble cohérent soumis à ses lois propres en même temps qu'aux lois générales qui régissent tous les ordres de phénomènes naturels. 11 faut donc les concevoir comme appartenant à une ou plusieurs séries

1. Si les sciences psychiques sont, comme le leur reproche le rapporteur, « encombrées d'une masse énorme d'expériences qui seraient capitales, si elles étaient démontrées, mais qui prêtent le flanc aux objections les plus sérieuses ». la cause principale en est sans doute dans ce défaut d'organisation qui permet aux savants proprement dits de se tenir systématiquement à l'écart de toute recherche effective et de n'entrer en contact avec les chercheurs extra-scientifiques, quand ils consentent à s'occuper d'eux, que pour leur opposer des objections le plus souvent faites a priori, donc insolubles et stériles, parce que sans rapport nécessaire avec des expériences cruciales, ou pour assister comme en passant à des séances de contrôle dont le résultat, s'il est négatif, les confirme dans leur scepticisme, et, s'il est positif, les étonne et les déconcerte un moment sans les convaincre, et surtout sans triompher de leur parti-pris d'abstention.

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