VHI PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION
s'est seulement efforcé de montrer qu'il y a des problèmes à résoudre, que ces problèmes sont posés par les faits, qu'il n'est pas permis de les éluder par des arguments a priori, et qu'il faut essayer de les résoudre par un recours constant aux faits. S'il est une idée dont l'expression revienne en quelque sorte à toutes les pages de son livre, c'est que dans cet ordre de recherches, comme dans tout le champ des sciences physiques et naturelles, les hypothèses, théories, raisonnements de pure logique n'ont par eux-mêmes aucune valeur : ils ne peuvent y jouer un rôle qu'à la double condition, premièrement d'être suggérés parles faits, secondement, et plus encore, de servir, en rendant possibles des expériences, à la découverte de nouveaux faits qui les contrôlent; et même dans ce dernier cas, leur valeur reste toujours provisoire et conditionnelle, c'est-à-dire sujette à être diminuée ou anéantie par l'apparition de faits nouveaux1. 11 paraît bien difficile de voir dans une telle doctrine « les habitudes d'esprit du philosophe qui résout les problèmes par des arguments de pure logique sans se soucier suffisamment du contrôle expérimental ».
En ce qui concerne le second grief opposé par le rapporteur à la Psychologie inconnue, nous ne pouvons que plaider les circonstances atténuantes. On sait en quoi il consiste. Tout en reconnaissant que « l'auteur montre un souci constant de n'employer quedes méthodes à l'abri de tout reproche, et qu'il fait tout son possible pour éviter de dicter au sujet ses réponses par des
1. Voir Psychologie inconnue ; pp. 11, 15, 46, 46-47, 99-109, 107, 150,172, 179, 187-188, 1^-198-194, 201, 215, 235, 256, 261, 303-304.