PREFACE DE LA DEUXIEME EDITION IX
suggestions involontaires », le rapporteur déclare qu'à son sens cela ne suffit pas, et que « lorsqu'on a réussi, soit seul, soit avec son entourage habituel, ou même en présence de personnes qui ne demandent qu'à se laisser convaincre, des expériences qui vont à rencontre des données physiques et physiologiques les mieux établies, il est absolument nécessaire, si l'on veut qu'elles passent définitivement dans la science, de les faire contrôler par des savants connaissant par profession les exigences des expériences rigoureuses (physiologistes, médecins), d'accepter toutes les conditions de sécurité qu'il leur plaira d'imposer et de répondre à toutes objections qu'ils pourront faire ».
Il est bien vrai que nous n'avons pas pris la précaution de faire contrôler nos expériences par une commission de savants professionnels expressément convoquée à cet effet, et que nous avons presque toujours expérimenté, soit seul, soit avec le concours de deux ou trois aides (par exemple dans la série des expériences faites avec Laurent V.), soit en présence d'un très petit nombre d'assistants, qui auraient d'ailleurs été fort embarrassé pour dire de quoi nous prétendions les convaincre car, selon une règle qui devrait être universellement observée dans cette sorte de recherches, nos expériences n'étaient jamais précédées ni suivies d'aucune explication à l'usage des spectateurs. Quelques-unes cependant ont été faites1 avec le concours d'un professeur de physique d'un lycée de Paris et d'un licencié es sciences, candidat à l'Ecole Normale Supérieure (agré-
i. Psychologie inconnue, pp. 169 et 318,