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LE MÉCANISME INTELLECTUEL DE DISTRIBUTION OU TNTELLEGTION

Théorie diélectrique de rintellection.

Le premier fondement de rinielligeDce est, suivant la définition qui en a été donnée^ le fractionnement et le partage des émotions, ou leur intellection. Le mécanisme nous en est apparu en analysant les phénomènes de la couleur, et c'est à Tétude qui en a été déjà présentée que nous devons surtout recourir pour Texposer.

Que Ton veuille bien se remettre en mémoire tout d'abord le chapitre où a été établie la gamme des couleurs appelée hauteur de toriy puis celui où Ton en a interprété le mécanisme, l'assimilant à la tension des forces; enfin, Texposé des teintes ou gammes des relations de hauteur, où Ton a montré tout d'abord le partage des courants émotionnels d'après leurs tensions respectives et la résistance des voies qu'ils traversent. Le partage des émotions visuelles est un type dont la généralisation s'impose, car la force nerveuse est une, qu'elle soit excitée par la lumière ou par toute autre cause externe ou interne. On est donc invinciblement conduit, par l'analogie ou par le raisonnement, à expliquer Tintellection du courant nerveux émotionnel par le fractionnement du courant en ses divers degrés de tension, et le partage de ceux-ci entre les fils diversement résistants des réseaux intercellulaires nerveux.

On qualifie diopiriques les faits qui concernent le passage de la lumière à travers les corps, et diathermanes ceux qui concernent le passage de la chaleur ; ceux de

rélectricité peuvent être appelés, par analogie, diélectriques. Ce terme étant admis, nous disons que le mécanisme de la séparation intellectuelle des courants nerveux a son explication dans la àïSéreniediélectrieitédes filets ner?eux dont se composent les réseaux intercellulaires, et cette interprétation doit être appelée la théorie diélectrique de rintellection. Elle a pour formule, nous le répétons, le partage des tensions entre les fibrilles nerveuses suivant les résistances qu'elles opposent.

Pour bien faire saisir la nature et la portée de ce mécanisme, je vais, au risque de me répéter, rappeler ce qui en a pu être surpris dans la rétine.

Application de la théorie à la rétine.

O^sidérons la planche suivante déjà figurée et représentant une coupe histologique de rétine. Le neurone initial y est représenté par la cellule qui débute en forme de cône ou de bâtonnet et se continue en un filet à terminaisons arborescentes perdues dans le lacis du plexus basai.

Le neurone terminal y est représenté par la grande cellule multipolaire, dont on doit provisoirement négliger la continuité avec le nerf, pour ne considérer que ses expansions rétiniennes dans le lacis du plexus cérébral.

Entre deux sont les cellules interplexiques ou « grains » à expansions bipolaires dirigées dans les deux sens et prenant contact, d'une part, avec les expansions du neurone initial ; d'autre part, avec celles du neurone terminal. (Pour la cellule unipolaire, voir p. H 4.)

Ces prémisses anatomiques étant posées, je rappelle à nouveau un fait important de la physiologie : les perceptions lumineuses de plus petite dimension, correspondant à un champ rétinien plus étroit que le bâtonnet lui-même.

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sont reconnues avec la hauteur qui leur est propre. Il en résulte nécessairement qu'un même b&tonnet fournit indiffércmment des impressions de hauteurs différentes. Or, cela n'est possible que par un triage des émotions dont il est le siège.

Je rappelle aussi la transformation de la force lumineuse en force électrique (courants d'Holmgren) par décomposition chimique des photopsines épithéliales et l'action très diverse des différentes radiations ayant pour résultat la production d'une électricité différente, non seulement en

quantité, mais aussi en tension. La lumière bleue décolorant le pourpre rétinien (la plus connue des photopsines) avec grande rapidité, on en peut inférer que les courants provoqués par elle, grands en intensité, sont de faible tension ; la lumière jaune ayant une action beaucoup plus lente, ses courants peuvent filre supposés supérieurs en tension; la lumière rouge, d'action photochimique plus lente encore, produirait des courants de haute tension.

Qu'il y ait des différences entre les épaisseurs et les longueurs des fils ou expansions terminales di ou que les conlacts entre les terminaisons Hu i initial et celles des neurones intermédiaires soient plus ou moins intimes, il en résulte inévitablement que les cou-

rants différents de tension doivent suivre des voies différentes. Aux fils courts et épais incombe nécessairement le rôle de transmettre tout entiers, sinon exclusifement, les courants abondants, mais de faible tension, produits par la lumière bleue ; aux iils moins épais et moins courts appartiennent en majorité les courants moindres, mais de tension plus élevée delà lumière jaune ; les fils minces et longs, enfin, ne livrent passage qu^aux courants de tension extrême produits par la lumière rouge. Ainsi se trouvent suffisamment sélectes dans Témotion primitive, trois courants distincts aptes à transmettre trois émotions distinctes.

Interprétation générale de la théorie.

N'apparaîl-il pas qu'en l'analyse qui vient d'être faite, est contenue la philosophie même |de Tintellection ? Voici un seul et même organe de l'impression, le cône rétinien, qu'impressionnent indifféremment toutes sortes de lumières et qui^ l'intelligence étant supposée absente, doit transmettre son émotion avec les seules différences d'intensité.

Il y avait un moyen détourné de faire que chaque cône ne transmit qu'une seule espèce de lumière, c'est de le masquer lui-môme par une substance colorée absorbant les radiations lumineuses à l'exclusion d'une seule. Il n'aurait livré accès qu'à une espèce de radiation, et le cône aurait été spécialisé à l'impression unique de cette radiation-là. C'eût été déjà une intellection, un triage des impressions, mais combien inférieur : chaque point de rétine se fût trouvé aveugle à tout rayon étranger à sa couleur, et la distinction des objets en eût été rendue bien moins aiguisée. Ce procédé a été mis en œuvre dans la rétine des

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oiseaux, où Ton trouve, à la base des cônes^ interposés entre eux et la lumière, des globes absorbants teintés de diverses couleurs.

Le mécanisme qui trie les tensions des courants électriques nés de l'impression de la lumière, autrement dit le mécanisme nerveux diélectrique de Tintellection, permet, lui, qu'un même élémentserve à toutes les lumières, qu'il en différencie ensuite les espèces et en transmette isolément les effets différents. Il est comparable à ces appareils perfectionnés de Tindustrie moderne qui trient les substances contenues dans la matière première et n'en rejettent aucune, les sachant toutes utiliser.

Le rôle de la première intellection nerveuse apparaît aiifsi d'utiliser une même surface sensorielle extérieure à plusieurs fins. 11 est d'enrichir le domaine de l'impression.

Généralisez maintenant la théorie qui vient d*étre exposée et l'appliquez à l'expression comme à l'impression, comme aux foyers intermédiaires, il en résulte des divisions multipliées presque à Tiniini : un mécanisme diélectrique d'intellection remarquablement complexe et varié où il y a certainement place pour toutes les subtilités qua notre propre intelligence personnelle nous apprend journellement à connaître.

LE MÉCANISME INTELLECTUEL d'aMPLIFICATION NERVEUSE.

Les foyers neryeux.

Il a été établi antérieurement (p. 214), quand on a expliqué le mécanisme de la propagation émotionnelle, que rémotion s'accroît, chemin faisant, de forces nouvelles

t50 PSYCHOLOGIE INDIVIDUELLE.

puisées aux éléments mêmes qu'elle parcourt en les allumant. Toute progression de Tonde nerveuse é^t donc synonyme d'amplification et ce phénomène lui est inhérent aussi bien qu'au courant qui circule dans une chaîne électrolytique industrielle.

Mais on distingue, dans les éléments histologiques du système nerveux, la fibre et le corps de la cellule. Ce dernier, plus volumineux, fournit nécessairement, sinon un grand surcroît de tension, du moins une quantité de force plus grande à l'égal d'un accumulateur de poids plus élevé ; il est au premier chef le lieu amplificateur et en même temps producteur de la force nerveuse.

Le corps de la cellule représente en un mot le foyer par excellence de la force nerveuse.

Suivant leur position dans l'organisme, les foyers nerveux ont des rôles différents et doivent être distingués en foyers d'impression, d'expression et d'intellect.

Foyers de l'impression.

Considérons la rétine, à laquelle nous aimons à revenir tout d'abord, quand il y a lieu de chercher un exemple connu. On y a noté l'existence de neurones initiaux assez volumineux, à expansion bacillaire unique (les cônes et les bâtonnets), en contact immédiat avec l'épithélium, tandis que l'extrémité opposée, d'abord effilée, se fond ensuite en une large arborisation dans le premier réseau fibrillaire rétinien.

La force électrique, allumée dans l'épithélium par la lumière, actionne les neurones initiaux de façon immédiate, et bien évidemment sans aucune sélection, vu l'absence de tout intermédiaire capable de Teffectuer. Les neurones initiaux sont donc le siège de première impres-

sion nerveuse, succédant à Timpression lumineuse de Tépithélium. Cette impression est la surcharge ou l'émotion d'un foyer préexistant, recueillie et amplifiée par ce foyer ^ qui doit être défini un foyer d'impression nerveuse. De pareils organes d'impression seront retrouvés partout à la surface du corps et nous en verrons Thistoire dans la suite immédiate de ce livre.

Foyers de l'expression.

Considérons la rétine près de sa face opposée à Tépithélium. Il y a été noté Texistence de neurones plus volumineux encore que ceux dont on vient de rappeler la fonction : les grandes cellules multipolaires, analogues aux cellules géantes des cornes antérieures de la moelle. Peut-être se souvient-on encore du rôle qui leur incombe dans la couleur. On sait qu'ils réfléchissent un courant nerveux d'équilibration qui constitue le phénomène des contrastes, et c'est là une sorte particulière d'utilisation expressive.

Les cellules géantes de la moelle ont un rôle plus simple à saisir. Elles projettent, on le sait, leur prolongement axile par la voie des nerfs jusque dans l'intimité des cellules contractiles qui composent les muscles. Une émotion leur étant transmise, elles l'accueillent et l'amplifient pour l'éteindre dans le muscle en une transformation motrice.

Equilibrantes ou motrices (elles ont communément l'une et l'autre fonction), les grandes cellules multipolaires recueillent les émotions qui leur sont transmises et les amplifient pour les exprimer soit sous la forme de sensation, aux destinées plus lointaines, soit plus simplement sous la forme de contractions musculaires. De façon ou

d'autre, elles expriment les résultais des opérations intellectuelles qui vont être examinées: elles sont des organes et plus exactement des foyers d'expression nerveuse.

Foyers de rintellect.

Enfin il est, entre les deux ordres de neurones dont l'existence vient d'être rappelée, une catégorie particulière de cellules disposées en plusieurs couches beaucoup plus petites et plus nombreuses que les précédentes, séparées d'elles de part et d'autre par de puissantes arborisations unies en un réseau ou plexus ^ et dont les pareilles se retrouvent avec de légères variantes de forme dans toutes les localisations intellectuelles : les <( cellules interplexiques » ou les « grains ».

Interposés entre l'impression et l'expression, séparés de l'une et de l'autre par la double barrière d'un chevelu touffu, ces foyers sont atteints par l'onde nerveuse, soit directe, soit en retour, sectionnée et divisée en raison des tensions et des résistances. Emprisonnés dans le réseau fibrillaire auquel incombe l'intellection, ils sont condamnés, de par leur position même, à un rôle déterminé, celui d'être les foyers de rintellect.

Quel est ce rôle ?

Tandis que les fibrilles émanées des plexus, et ayant recueilli chacune une part minime de courant se bornent essentiellement au rôle sélecteur et propagateur, les corps cellulaires, eux, placés sur la ramification de courants infimes en sont allumés et donnent naissance chacun à un dégagement de force proportionné à leur volume. C'est donc armée d'une puissance nouvelle que l'émotion, d'abord amoindrie par son extrême dissémination, puis renforcée à l'intérieur des foyers, va les quitter, prête dé-

sonnais à de nouvelles divisions et à de lointaines pérégrinations. Le rôle des foyers de l'intellect est, en amplifiant les courants, d'assurer une quantité de force suffisante aux opérations intellectuelles.

Il y a plus encore. Je remarque que les foyers intellectuels représentent, dans la rétine et ailleurs, la grosse masse cellulaire. Sans connaître exactement les chiffres proportionnels^ je sais ne pas exagérer en affirmant un rapport de 1 à 5. Une pareille constatation est grosse de conséquences, car elle comporte en elle cette vérité : l'intellect est le maître-foyer de la pensée.

On doit le comparer au foyer central de la machinerie dans la grande industrie moderne, celui qui dans un bateau fait cheminer. A côté de lui, il y a les petites machines accessoi res de rim pression qui aident à la manœuvre des leviers et des machines accessoires plus puissantes, servant à des travaux divers d'exécution (manœuvre des ancres, etc.) comparables aux foyers nerveux de l'expression. La grosse chaudière est néanmoins l'âme de l'œuvre; et il en est de même des foyers intellectuels que nous con« sidérons.

Supposons, pour terminer cet exposé^ une individualité psychique ramenée à ses plus stricts éléments (il serait aisé d'en rencontrer dans les animaux inférieurs), composés, ainsi que la rétine, d'organes de première impression, d'immédiate expression et d'intellect; il apparaît maintenant avec toute évidence où en est le foyer capital : dans les cellules interplexiques ou grains^ foyers de l'intellect, haut placés- en dignité mécanique, siège focal par excellence de la force nerveuse, siège de l'âme.

Cette formule peut être généralisée, car en réalité, on verra une même organisation s'imposer à l'être le plus complexe, supérieur seulement par les dérivations mul-

tiples qui viendront se greffer sur le foyer central. Elle devient la vérité déjà accréditée par la sagesse universelle : (c Le siège de Tâme est dans les foyers de Tinielligence. »

LE MÉCANISME INTEI.LECT(JBL DE DÉRIVATION NERVEUSE.

Des foyers considérables de Tintelligence sont branchés sur les courants primitifs, ou, comme on dît en électricité, placés en dérivation. La démonstration en est fournie par Tanatomie microscopique et par l'expérience.

Démonstration microscopique.

La microscopie de la rétine, qui nous est devenue maintenant familière^ doit encore nous servir d'exemple anatomique. Considérons dans la figure de la page 247^ le réseau fibrillaire appelé plexus cérébral^ expansion du puissant foyer intellectuel des cellules interplexiques. Deux ordres de fibres en émergent : les unes se rendent directement au nerf optique et par lui au cerveau, les autres vont aux grandes cellules multipolaires et sont par leur intermédiaire, elles aussi, en communication avec le nerf optique et le cerveau. Le nerf optique se trouve donc composé de deux ordres de fibres mises en contact dans le cerveau par les mille relations plus ou moins directes ou indirectes que nous étudierons ; elles forment, ainsi que les éléments avec lesquels elles s*abouchent, Tample dérivation cérébrale greffée sur le foyer intellectuel rétinien.

La même démonstration pourrait être fournie dans la moelle épinière, oit les colonnes ascendantes des cordons

postérieurs avec les colonnes descendantes des cordons antérieurs représentent les amorces d'une non moins ample dérivation cérébrale, et ailleurs encore, mais il est inutile d*insister, ce sujet devant être mieux éclairci par les chapitres suivants.

Démonstration expérimentale : courts-circuits et phénomènes înYersei.

Mais il ne suffit pas de prouver bistologiquement les dérivations, il faut surtout en démontrer expérimentalement Texistence. Or, je prétends que la preuve d'une dérivation de courant est fournie toutes les fois que sa suppression se trouve augmenter d'une quantité appréciable la puissance du courant direct, ou que son expansion, par un surcroît de résistance, diminue cette même puissance.

Que se passe-t-il en électricité quand on supprime par un « court-circuit » les dérivations ? Le courant en retour présente tout à coup un accroissement de puissance, et Ton voit une étincelle se produire, ou même les conducteurs être réduits en fumée. Quelque chose d'analogue doit «e présenter dans le système nerveux si la théorie des dérivations intellectuelles est exacte. On ne verra pas d'étin- <:elle, et il ne faut pas s'y attendre, étant donné la teneur minime des courants ûerveux ; on n'observera pas davantage de volatilisation des organes, mais, en revanche, il •est fort possible qu'une dérivation supprimée augmente d'une façon sensible les effets physiologiques du courant pnmitif . C'est ce qui a lieu en réalité et qu'il va être facile de démontrer expérimentalement, non pas dans la rétine, mais dans toutes les intelligences à expression motrice immédiate.

Et que se passe-t-il en électricité quand on introduit

dans un courant une dérivation nouvelle; qu'on Vui emprunte, pour une lampe^ une sonnerie^ un moteur, une part de force, ou même que Ton place sur cette dérivation des foyers producteurs de sens contraire ? On accroît les résistances et le courant ultérieur est diminué de puissance. Le même phénomène a lieu dans le système nerveux, et il va en être présenté des preuves.

Je prends tout d'abord pour exemple Tintelligence cardiaque dont Texistence est bien connue de tous les physiologistes. Les contractions du cœur obéissent à une intelligence locale située dans les éléments nerveux de Torgane lui-même. Elles obéissent aussi à d'autres foyers plus haut placés dans des dérivations encéphaliques. Voyez ce qui va arriver si Ton supprime ces dérivations par la section du nerf pneumogastrique : le cœur se met à battre en mouvements accélérés. Et voyez aussi ce qui arrive si l'on augmente les résistances par l'excitation électrique du même nerf, c'est alors un ralentissement du cœur que Ton observe.

Un autre exemple est celui des mouvements des membres appelés réflexes médullaires, dont l'intelligence siège dans la moelle épinière : les déplacements qui succèdent aux chatouillements, picotements et autres irritations cutanées. Qu'arrive-t-il lorsque, par une section de la moelle, on supprime les dérivations cérébrales de Tintelligence spinale; tout aussitôt les réflexes sont accrus ; si Ton touche seulement la peau, le membre est retiré d'une façon brusque et exagérée. L'effet contraire a lieu lorsque la communication, étant intacte avec le cerveau, l'animal résiste aux réflexes, et cela est si vrai, que l'on a pu voir des hommes tenir^ sans sourciller, leur main tendue sur la flamme ardente.

En résumé, l'accélération et l'exagération des réflexes

moteurs produites par certaines sections nerveuses doivent être interprétées comme un phénomène de court-circuit établi entre l'impression et l'expression; de même le ralentissement des réflexes produit par l'excitation des foyers nerveux supérieurs répond à un accroissement de résistance sur le parcours de la dérivation. Tous deux sont à considérer comme la démonstration des dérivations de rintelligence.

Combien cette théorie n'éclaire-t-elle pas d'un jour tout nouveau les interprétations anciennes : celles qui nous ont valu les nerfs d'arrêt des frères Weber, les centres modérateurs de Setschenow, les inhibitions enfin de Brown- Séquard, et aussi les interférences de Gl. Bernard (1). Le grand physiologiste comparait très judicieusement aux extinctions des interférences lumineuses des effets que nous attribuons, nous aussi; au déploiement d'une activité interférente placée sur le parcours des dérivations intellectuelles !

Conclusion.

L'intelligence est faite des opérations de la pensée intermédiaires entre l'impression et Fexpression. Ëile consiste en la répartition des courants dans le système nerveux d'après la loi des tensions et des résistances, et dans leur amplification par les foyers allumés incessamment le long de leur parcours.

Les foyers de l'intellect représentent le gros œuvre de cette organisation que complètent les foyers accessoires de l'impression et de l'expression. Toute intelligence suppose l'associalion de ces trois éléments, et notre tâche va

(1) Claude Bernard, Leçons sur les appareils terminaux des nerfs dans les muscles de la vie organique, p. 170.

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être d'en poursuivre la localisation et les groupements divers dans l'organisation des animaux supérieurs , tels que l'homme.

Ces localisations doivent être divisées comme suit : 1° Les intelligences primaires ou dès réflexes; 2^ L'intelligence supérieure ou de la connaissance.

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