DES INTELLIGENCES PRIMAIRES
Nous appelons intelligences primaires les intermédiaires intellectuels les plus courts et les plus directs entre rimpression et Texpression, ceux qui ont pour résultat ce que Ton appelle des réflexes.
Les réflexes sont le nom par lequel on désigne les mouvements et les sensations, lorsque, indépendants des opérations supérieures de la pensée, ils succèdent à l'impression de façon rapide à la manière dont sont réfléchis les rayons lumineux par les miroirs. Les contrastes des couleurs sont le type déjà connu des sensations réflexes; la contraction pupillaire sous Tinfluence de la lumière est un type de réflexe moteur. Mais notons bien qu'il n'y a pas, au point de vue nerveux, de différence essentielle entre les deux ordres de réflexes : mouvements et simples sensations sont les produits de courants identiques ; nés souvent d'un même neurone, ils appartiennent communément à toutes les intelligences. M. Ranvier Ta déjà dit il y a fort longtemps : il n'y a pas de cellules nerveuses exclusivement motrices.
Laissant donc de côté la division en sensations et mou^ vements réflexes qui n'a pas de portée fondamentale à cette place, nous diviserons logiquement le sujet en trois parties :
j^ Les intelligences primaires proprement dites ;
2^ Les intelligences annexées à l'impression ;
3^ Les intelligences annexées à Texpression.