‹ La psychologie objective;Chapitre 118 sur 145 · Vierordt. De?' Zeittsinn · texte numérisé non relu

Vierordt. De?' Zeittsinn

d'excitations voisines du seuil1. Estel a trouvé que l'intervalle de 0,75" donne le maximum d'exactitude dans l'appréciation et qu'on en approche le plus dans les multiples de 0,7". Autrement dit, la pulsation qui mesure 0,7" serait la base physiologique de l'appréciation du temps, comme nous l'avons déjà reconnu d'autre part pour les associations mentales

E. Mâcha ouvert une tout autre voie, ayant établi dans son traité, un rapport entre l'appréciation du temps et la concentration nerveuse du sujet3.

A l'appui de sa thèse il a cité toute une série de faits : la différence des perceptions dans l'état d'énergie et de fatigue, de sommeil et de veille ; la possibilité de reproduire, avec une certaine concentration, les coups de l'horloge qui ne diffèrent aucunement l'un de l'autre ; les illusions optiques qui proviennent d'un défaut de concentration, etc., etc. Il en concluait à la nécessité d'étudier les réactions mêmes qui accompagnent la perception du temps.

Mach a été suivi dans cette voie par Munsterberg 4, Jérusalem 5, Egner 6 et dans ces derniers temps, surtout par Schumann 7 et Meumann 8. Les deux premiers ont fait ressortir, à côté de la concentration nerveuse, l'existence d'une tension purement physique (Spannungsempfindungen) ; Schumann a relevé le rôle de l'attention, autrement dit d'une certaine adaptation de l'organisme ; Egner a fait des recherches sur l'influence du travail qui remplissait les intervalles ; mais ce qui a été fait de plus intéressant et de plus systématique, revient à Meumann. Celui-ci a établi une distinction très profonde entre les grands et petits intervalles de temps. Ayant trouvé que l'appréciation des petits intervalles dépend tout à

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