‹ La psychologie objective;Chapitre 17 sur 145 · Amberg. Psych. Arb., I, s · texte numérisé non relu

Amberg. Psych. Arb., I, s

rompait le travail pour se reposer un peu et s'y remettait ensuite de nouveau. La comparaison des résultats a permis de faire ressortir l'influence du repos.

On a vu notamment que la vitesse du travail augmente de jour en jour et ne se perd qu'après une interruption, variant de quarante-sept à soixante-douze heures. Les arrêts momentanés n'exercent qu'une action insignifiante, mais un repos de cinq minutes peut déjà être utile après une demi-heure de travail. Un arrêt de quinze minutes est également utile, tandis que des arrêts successifs de cinq minutes en cinq minutes ne peuvent avoir qu'une action défavorable. Il en résulte évidemment un défaut d'adaptation chez le sujet.

L'auteur signale en outre un effet favorable de l'excitation ou de l'entrain qui se développe dans tout travail énergiquement mené. L'absence de cet entrain se manifeste aussi dans l'action des arrêts successifs. On le voit enfin dans le fait qu'un repos de quinze minutes après une demi-heure de travail agit d'une manière moins favorable qu'un repos de cinqminutes. Il est évident que dans le premier cas l'entrain a le temps de tomber.

Les recherches de Rivers et Kraepelin1 avaient pour objet l'action d'un repos plus prolongé, d'une demi-heure ou d'une heure, sur un travail également prolongé qui consistait dans l'addition des chiffres. On a vu qu'un repos de trente minutes agit favorablement sur la vitesse du calcul, mais qu'avec le temps la fatigue prend le dessus et l'effet favorable des arrêts diminue. Après les arrêts d'une heure, on a constaté que le travail était meilleur dans le second quart d'heure que dans le premier.

Des expériences analogues ont été faites sur les écoliers, pris en très grand nombre. Nous pouvons signaler les travaux de Sikorsky2, Hoffner3, Burgenstein 4. Laser5, Holmes6, Frie-

1. Rivers et Kraepelin. Ueber Ermudung, etc. Psych. Arb., I, s. 627-678.

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