‹ La psychologie objective;Chapitre 23 sur 145 · Saitz. Monatschr. f. Psych. u. Neur · texte numérisé non relu

Saitz. Monatschr. f. Psych. u. Neur

9. E. Weber. Der Einfluss psych. Vorg. auf d. Kôrper. Berlin, 1910.

Le travail cérébral retentit aussi d'une manière très nette sur la respiration. De ce côté-là, il existe une série de travaux de Delabarre, Lehmann, Binet et Courtier, Mac Dougall et autres.

D'après Binet et Henri, le calcul mental accélère le rythme de la respiration ; toutes les phases du mouvement deviennent plus courtes et le processus même plus superficiel. Cette altération persiste même un peu après. La concentration mentale, produit, par contre, un effet de ralentissement l.

Les recherches de Speck ont montré que le travail cérébral augmente l'absorption de l'ozone et l'élimination de l'acide carbonique comparativement à l'état de repos 2.

Outre les variations des échanges gazeux on a reconnu aussi des altérations du travail musculaire, de la nutrition et de la température du corps.

Les recherches de Heinrich ont montré que non seulement le processus de la concentration nerveuse produit une dilatation des pupilles avec diminution de la convexité du cristallin, mais encore tout travail intellectuel entraîne un affaiblissement des muscles oculaires, se manifestant par la dilatation des pupilles, la diminution de la convexité du cristallin et la divergence des axes visuels3.

Mac-Dougall a trouvé que le travail intellectuel a pour effet un affaiblissement des muscles des doigts \ et les recherches de notre laboratoire montrent que la concentration de la vue sur des objets en mouvement entraîne des mouvements correspondants de la main.

D'après E. Weber, on peut les saisir du reste même à la suite d'un simple énoncé de quelques mots ou de la présentation de diverses couleurs 5.

D'autre part il a été établi que la force musculaire augmente sous l'effet du travail intellectuel. D'après Feré 6 cette aug-

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