E- Weber. Loc. cit. Berlin
G. Feré. Sensation et mouvement, p. 7. Paris, F. Àlcafb
mentation se monte à 1/6, 1/5 et même à 1/4 du total, selon la durée de la concentration. La force de la main gauche augmente plus que celle de la main droite grâce à quoi la différence qui existe entre les deux, s'efface graduellement. Mais l'essor de cette énergie disparaît peu d'instants après la fin du travail.
Il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit d'un travail de quelque durée.
Les expériences de Mosso, faites à l'aide de l'ergographe, ont montré qu'un travail intellectuel prolongé, par exemple au cours des examens, retentit sur la force musculaire dans le sens de la diminution. Mais si ce même travail s'accompagne de quelque émotion, il produit d'abord un relèvement de la force musculaire, suivi d'une baisse très rapide *.
En ce qui concerne les échanges solides et liquides de l'organisme il importe avant tout de signaler une série de travaux sur la variation des urines. Telles sont les recherches déjà anciennes de Mosler 2, Hammond 3, Byasson 4, et celles, plus récentes, de Mairet "°, Stcherback 6 et Thorion 7. Il en ressort d'une manière incontestable que le travail intellectuel a son action sur la composition des urines, mais cette action se montre en même temps très complexe. D'une manière générale on peut dire que la quantité de l'urine augmente, tandis que sa pesanteur spécifique diminue. D'après Binet et Henri, l'augmentation se trouve en rapport avec la pression sanguine.
11 résulte encore de ces recherches que le travail cérébral altère la composition des sels phosphoreux, entraînant surtout une diminution des sels alcalins qui indique une action sur la sécrétion interne glandulaire.
1. Mosso. Arch. ital. de Biologie, 1890, p. 153. Voir aussi les travaux de Keller. Biol. Cenlr., 1899.