Stcherback. Arch. de méd. expér
7. Thorion. Influence du travail intellectuel sur les échanges, 1893.
D'autres expériences ont porté sur la nutrition des sujets, notamment sur la consommation du pain en rapport avec le travail intellectuel.
Les recherches de Binet et Henri ont montré qu'un travail cérébral renforcé fait baisser l'appétit, ce qui entraîne un affaiblissement de la nutrition et une diminution du poids. Du moins sur 20 élèves d'une école de Versailles examinés au mois de mai et au mois d'août, c'est-à-dire avant et après les examens, 12 avaient perdu en poids, 3 étaient restés sans changement et 6 seulement avaient augmenté.
Enfin, certaines recherches prouvent aussi l'action du travail intellectuel sur la température interne du corps. Davy, Speck, Gley et autres constatent un relèvement général de la chaleur animale, Mosso, une élévation de la température du cerveau1.
Nous ne citerons pas les données sur la température périphérique du corps et de la tête, car ces dernières nous paraissent assez peu sûres. Contentons-nous de dire que la température monte d'une manière sensible à la surface cutanée de la tête. Quant à l'altération de la température du cerveau, celle-ci est encore plus difficile à constater à cause de l'obstacle que présente la boîte crânienne.
Le problème de la circulation cérébrale a déjà suscité bon nombre de recherches parmi lesquelles il suffira de rappeler les travaux de Mosso 2, Fr. Franck 3, Morselli et Bordoni-Uffedruzzi4, de Binet et Sollier5, Patrici6 etc. Gomme résultat général on a trouvé que sous l'effet du travail intellectuel le volume du cerveau augmente, il se produit incontestablement un afflux de sang. D'après Mosso, même pendant le sommeil la courbe des pulsations cérébrales réagit à tout bruit inaccoutumé par une augmentation des amplitudes. Ensuite il a été prouvé que l'augmentation du volume est bien plus lente que
t. Mosso. La temperatura del cervello. Milan o, 1894.