‹ La psychologie objective;Chapitre 34 sur 145 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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associatives, ont accusé un ralentissement très net. Après un choc léger, comme par exemple celui qui résulte de la chute d une boule, elles se montraient, par contre, plus rapides.

Les expériences qui avaient pour objet une réaction de choix, consistaient en ceci qu'à une excitation visuelle il fallait répondre par un mouvement de la main droite, à une excitation auditive, par un mouvement de la main gauche. Sous l'effet d'une frayeur violente, les réponses ont marqué aussi un ralentissement, suivi, peu après, d'accélération ; sous l'effet d'une frayeur légère, une diminution du temps avec une moyenne assez variable.

Pour étudier l'effet de la frayeur sur la fixation des traces laissées par les impressions externes, on demandait au sujet de répéter une série de mots composés de deux syllabes, au nombre de dix. Ces mots, sans aucun lien interne ni externe, étaient montrés à travers la fente de l'appareil, se succédant de 2 sec. en 2 sec. Gomme résultat, on a trouvé que lorsque la frayeur se produisait entre l'excitation visuelle et la reviviscence des traces, la courbe des reproductions restait la même, mais la moyenne des mots retenus était plus grande. Si, par contre, la frayeur précédait l'excitation visuelle (de 2 à 5 sec), la courbe accusait une altération très vive. Très basse au commencement, elle montait vers la fin plus haut que la normale. Des expériences de contrôle ont prouvé que la fixation des traces se faisait jusqu'au bout sous l'effet de la frayeur, car le pouls et la respiration étaient nettement altérés.

On peut en conclure d'une manière générale que les altérations plus ou moins vives du tonus affectif exercent une action déprimante sur la reproduction des psycho-réflexes. Si l'émotion se produit dans l'intervalle qui sépare la perception de la reproduction, c'est-à-dire après la fixation des traces, l'effet en est moins net.

Notons encore que les résultats ont parfois varié chez le même sujet. Le nombre des mots retenus était tantôt plus grand, tantôt plus petit, tantôt le même qu'à l'état normal. Ce fait semble indiquer que la frayeur, tout en ralentissant le cours

des réactions, a aussi une action stimulante, probablement au début de son effet.

Si on se tourne de nouveau vers la cause organique de ces altérations, on ne tardera pas à la trouver dans la circulation et la nutrition sanguine du cerveau. On sait qu'il se produit dans le cerveau, sous l'effet des excitations externes et sans doute aussi des états affectifs, des variations spontanées du système vasculaire. Il doit en être de même sous l'effet des émotions. Ces dernières peuvent être favorables ou bien, au contraire, défavorables à la nutrition et à l'activité du cerveau. Nous avons tout lieu de penser que les variations favorables, correspondant au tonus positif, produisent le renforcement que nous avons constaté, tandis que les variations défavorables, correspondant au tonus négatif, abaissent l'activité cérébrale.

Il s'agirait donc, en fin de compte, dans le premier cas, d'un processus d'hyperhémie avec stimulation des échanges cérébraux, dans le second cas d'un processus d'anémie avec inhibition des mêmes échanges.

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