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CHAPITRE XI

LA CORRÉLATION DES IMPRESSIONS AVEC LES PROCESSUS RÉACTIFS (suite)

Action directrice basée sur l'association des traces cérébrales. Classification des associations. Associations externes. Associations internes ou personnelles.

Action directrice basée sur l'association des traces cérébrales. — Passons maintenant aux processus réactifs dont la direction est due à l'association des traces cérébrales. L'observation montre que les impressions venues du monde extérieur restent rarement isolées. Passant par les voies qui ont déjà servi aux réflexes antérieurs et se produisent simultanément avec d'autres, elles s'associent les unes aux autres dans les centres cérébraux. La nature de ce lien peut être variée. Elle peut présenter : 1° un rapport causal, lorsqu'une impression succède directement à l'autre ; 2° un rapport de partie au tout; 3° un rapport de ressemblance; 4° un rapport de contemporanéité ; 5° un rapport de succession; 6° un rapportde connexion, lorsque l'une et l'autre sont perçues dans les mômes circonstances, etc., etc. Les deux premières formes peuvent être appelées principales, les autres, complémentaires. Outre cela il peut y avoir encore des associations habituelles, résultant d'une répétition réitérée des mêmes excitations.

Naturellement, toutes ne sont pas également solides. L'expérience montre que certaines sont plus durables, d'autres le sont moins, et cela dépend de différents facteurs : de leur fréquence, du développement intellectuel de l'individu, des circonstances particulières de chaque cas.

La même réaction peut s'attacher à toute une série de traces par des liens différents. Ainsi, par exemple, la vue d'un citron

détermine le réflexe salivaire et une grimace correspondante du visage, mais le même effet peut être produit par la vue seule d'une couleur jaune, par un objet qui a la forme du citron, par la coupe d'un fruit qui a quelque chose de commun avec le citron, par l'odeur de 1 ecorce, etc., etc. Grâce à ces connexions chaque réflexe peut entrer en de nombreuses associations et, comme les réflexes associés sont liés à leur tour à d'autres, il doit en résulter des enchaînements très étendus.

Ceci nous amène au problème de leur classification qui fait partie de toutes les études publiées sur ce sujet.

Classification des associations cérébrales. — Les systèmes proposés sont très nombreux, mais le caractère subjectif de quelques-uns nous dispense de les exposer en détail. Rappelons seulement les principaux pour fixer notre opinion personnelle à cet égard.

D'après Wundt1, les associations p'euvent être divisées en externes, internes et habituelles. Tel est aussi, à pe'u près, le système de Kraepelin.

Ziehen2 divise les associations en associations de jugement {«Urtheilassociationen») et associations de hasard («springende Associationen »). D'après lui, la présence ou l'absence du lien prédicatif suffit déjà pour les classer dans un groupe ou dans l'autre. Par exemple : homme-animal ou homme-est-animal. Outre cette division qui, pour lui, est la principale, il en admet aussi d'autres, par exemple en verbales et réelles, et propose même de tenir compte du tonus neuro-psychique qui les accompagne.

Orth3 a fait ressortir, comme signe distinctif, la présence ou l'absence d'un sentiment intercalé.

Aschaffenburg 4 a proposé une classification très détaillée qui comprend, avant tout, la division en associations immédiates et médiates. Dans le premier cas il s'agit d'un rapport direct,

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