Ziehen. Leitfad. d. phys. Psych., 3m0 éd. Ш
H. Orth. Kritik d. Associaiionseinteilungen. Zeitschr. f. pdd. Psych., III, 1901.
4. Aschaffenburg. Exp. Stud. iib. Associationen. Psych. Arb., Bd I.
mécanique ou intellectuel, dans le second cas, d'un rapport indirect, établi à l'aide d'un sentiment ou d'un trait commun. Les associations immédiates se divisent, à leur tour, en internes et externes. Les premières comprennent un lien logique, les secondes, un lien objectif, matériel.
La division en internes et externes ne se rapporte qu'aux associations intellectuelles. Il importe donc de rappeler, au préalable, que les associations immédiates comprennent aussi le sous-groupe mécanique : des associations par assonance verbale, soit du commencement, soit de la fin des mots (bouts rimés). L'auteur y ajoute encore les cas de répétition du mot inducteur (pseudo-association) ou d'un mot précédent sans aucun rapport avec celui-ci.
Le sous-groupe des associations internes comprend : 1° Les associations par ressemblance ou basées sur quelque trait commun. Par exemple : gaz-électricité, tigre-panthère, etc. 2° Les associations basées sur un jugement. Par exemple : datte-fruit, ciel-bleu, etc. 3°Les associations causales. Par exemple : mérite-gloire, opium-suc, etc. Inutile d'ajouter que ces catégories se distinguent difficilement l'une de l'autre.
Le sous-groupe des associations externes comprend : 1° les associations par coexistence dans l'espace ou dans le temps. Par exemple : nez-bouche; maître-école, etc., etc. 2° les associations par identité. Par exemple : deux synonymes. 3° les associations par habitude verbale. Par exemple : deux mots qui forment un proverbe, un dicton, etc.
Telles sont les associations immédiates. Quant aux associations médiates, elles ne comprennent aucune sous-division, mais leur rôle est tout de même très important, car il y entre toutes celles qui s'établissent à l'aide d'un lien inconscient. Ces dernières ont été également reconnues par Scripture, Munsterberg, Wundt, Smith, Howe, Jérusalem, Konorow et autres avec des différences sur lesquelles nous reviendrons plus loin.
Glaparède base sa classification sur le rapport logique entre le mot inducteur et la réponse1. Par exemple, le mot cavale
1. Glaparède. Essai d'une nouvelle classification des associations d'idées. Arch. de Psych., 1, 1902.
peut induire à penser soit au lait, soit aux fers (à cheval), soit, d'une manière plus générale, aux herbivores. Dans chacun de ces cas la direction est différente et l'association a une forme spéciale. Selon la nature Не ce rapport, il distingue, dans un groupe, les associations de subordination, de coordination, de surordination et de la partie au tout; dans un autre groupe, les associations visuelles, auditives, autrement sensorielles ou affectives ; dans un troisième groupe, les associations intellectuelles, mécaniques, et ainsi de suite.
Du point de vue objectif auquel nous nous plaçons, bon nombre de ces divisions doivent être écartées. Ne prenant en considération que les différences objectives de leur mécanisme, nous les divisons, tout d'abord, en externes et internes ou, autrement dit, personnelles.
Sous ie nom de personnelles nous comprenons les associations déterminées par le rapport des impressions à la sphère personnelle de l'individu. Par exemple, deux impressions qui n'ont rien de commun, se nuancent du môme tonus affectif et s'évoquent, par suite, Tune l'autre. Ces dernières ont un mécanisme tout spécial et nous y reviendrons un peu plus loin.
Associations externes. — Parmi les associations externes nous pouvons distinguer, en sous-groupes, les associations par contiguïté, les associations par succession, et les associations par ressemblance ou par contraste.
Les premières comprennent tous les cas où deux réactions se produisent en même temps ; quelquefois commençant séparément, mais avant que la première ait accompli son effet. Les associations par succession comprennent les cas où les réactions sont séparées, mais se suivent l'une après l'autre. La différence consiste en ceci que dans ce cas-là l'association se fait avec la trace de première réaction.
La troisième catégorie se compose de réactions qui n'ont aucun lien dans le temps, mais, passant par les mêmes centres nerveux, s évoquent à l'aide de quelque trait commun. Le contraste n'a généralement qu'une valeur subjective, les deux
processus se rapportant à la même mesure ou à la même appréciation.
On pourrait ajouter ici les associations mécaniques ou habituelles, mais nous ne voyons pas de raison pour les classer à part. L'origine habituelle du processus a, certainement, son importance, mais les associations mêmes rentrent bien dans une de ces trois catégories. Celles-là mêmes qui sont les plus caractéristiques, les associations formées par un dicton ou par une habitude verbale, se laissent réduire à un cas de contiguïté ou de succession.
Nous n'allons pas non plus nous étendre sur la vitesse comparative des associations qui a suscité un très grand nombre de travaux. Bornons-nous à constater que ceux-ci, d'accord avec les recherches de notre propre laboratoire (Drs Walitzkaïa, Pavlovskaïa, Anfimoff, etc.), font ressortir des différences qui s'expliquent bien du point de vue objectif. Les associations habituelles se montrent les plus rapides ; les associations externes, plus rapides que les internes ; les associations causales, relativement, plus lentes. Dans le groupe des associations externes, celles qui sont déterminées par la coexistence dans l'espace ou dans le temps, se montrent plus rapides que celles- qui résultent d'une simple ressemblance ; de même, celles qui résultent d'excitations plus ou moins homogènes, plus rapides que celles qui relèvent de régions sensorielles tout à fait différentes.
La répétition abrège peu à peu les temps d'association en consolidant des liaisons qui, au début, étaient faibles ou incertaines. Prenons, par exemple, un homme qui fait une simple addition. Au début, manquant d'expérience, il comptera chaque nombre à part, ce qui prendra beaucoup de temps. Plus tard, le même travail se fera bien plus rapidement, car il passera d'un nombre à l'autre de manière à les compter à la fois. La même chose se produit dans la multiplication et dans n'importe quel calcul mathématique.
La lecture est, au début, également difficile et lente, parce que les caractères imprimés ne produisent des réactions motrices qu'en des combinaisons peu étendues, formant de
simples syllabes. L'enfant apprend à lire en passant d'une syllabe à l'autre. Plus tard les réactions deviennent si courantes que plusieurs syllabes se trouvent immédiatement associées et les réactions verbo-motrices ne se font plus que par mots.
L'abréviation des processus associatifs, une fois devenue automatique, réalise un progrès considérable dans l'activité neuro-psychique de l'homme.
L'exercice ne porte naturellement que sur les associations déjà établies. Les expériences de Bergstrôm avec le triage et le groupement des dessins, ont montré que le temps ne se raccourcit que pour les groupements déjà habituels, tandis que les associations nouvelles ne deviennent pas plus rapides1.
La vitesse des associations dépend encore de l'individualité du sujet, du tonus affectif qui marque l'opération, et de l'étendue de cette dernière. L'expérience montre que plus l'étendue est limitée, plus l'association se fait rapidement. Ainsi, par exemple, si on demande la première lettre de l'alphabet, la réponse sera plus rapide que s'il s'agit de nommer n'importe quelle lettre. Ce résultat s'explique par l'intervention, la seconde fois, d'un certain choix. La limitation peut prendre ici des formes très différentes. Elle peut se rapporter à l'espace, consistant à nommer les objets qui se trouvent au même milieu, au temps, consistant à nommer les faits qui se suivent dans un certain ordre, au but, consistant à dénombrer les choses qui ont la même destination. On peut demander, par exemple, de nommer les objets qui servent à éclairer, à chauffer, etc. Elle peut avoir pour base l'unité de l'objet, consistant à nommer les qualités ou les parties de ce dernier. Enfin, elle peut être purement externe ou mécanique, consistant à demander des mots qui commencent par la même syllabe, des mots qui riment, ou des mots qui appartiennent à la même catégorie, substantils, adjectifs, verbes, etc.. Guicciardini et Ferrari ont spécialement étudié les associations rimées2. Ils donnaient 5 mots et demandaient d'écrire autant