‹ La psychologie objective;Chapitre 42 sur 145 · Bergstrôm. Année psy ch., I · texte numérisé non relu

Bergstrôm. Année psy ch., I

2. Guicciardini et Ferrari. Di alcune assoziazioni verbale. Rev. sper. di Freniatria, vol. ХХШ, fasc. Ш, 1897.

de rimes que le sujet pouvait en trouver dans un laps de temps défini. Cette expérience a été répétée sur 30 hommes et 24 femmes d'un âge variant entre 8 et 67 ans, tous d'une classe instruite. Gomme résultat on a trouvé que dans l'espace d'une demi-heure les hommes trouvaient une trentaine de rimes, tandis que les femmes ne trouvaient en moyenne que 27; les personnes âgées trouvaient en moyenne 41, les sujets au-dessous de 30 ans, 33. Durant les premières cinq minutes on trouvait, en général, trois fois plus de rimes que dans la période suivante. La recherche était secondée, tout d'abord, par l'assonance, ensuite par la ressemblance des lettres, par l'association des traces et, enfin, par les associations visuelles et motrices.

Bourdon s'est servi, pour étudier les associations, de la méthode suivante1. Le sujet recevait une feuille avec 100 mots imprimés, rangés en quatre colonnes verticales. Sur un signal convenu, il écrivait au crayon à droite de chaque mot, la réponse obtenue par association. Le nombre des sujets se montait à Ю0. Gomme résultat on a trouvé que la plupart des associations avaient une base grammaticale. Outre cela elles se laissaient classer en groupes suivants : 1. Associations phonétiques, dépourvues de sens interne. Celles-ci se subdivisaient à leur tour en associations par assonance (odorat-rat, œil-écueil) et associations par contiguïté (vertu-gadin, or-me) 2. Associations grammaticales, telles que substantif avec substantif, adjectif avec adjectif, verbe avec verbe. 3. Associations déterminées par le sens, indépendamment des traces laissées par le mot inducteur. Exemple: cheval-voiture. 4. Associations déterminées par le sens avec reproduction de ces traces. Naturellement, certaines associations présentaient des cas mixtes, se rattachant à deux groupes à la fois.

Miss W. Calkins a fait, sur les associations, des recherches également très intéressantes2. A travers l'ouverture de l'écran le sujet apercevait une couleur et un nombre exposés pendant

1. Bourdon. Le type grammatical dans les associations verbales. IVe Congr. depsych., Paris, 1900.

2. M. W. Calkins. Association. Psych. Revue, Monogr., suppl. n° 2, 1896.

8 secondes, puis, après un intervalle de 8 secondes, une nouvelle couleur suivie d'un autre nombre, et ainsi de suite. La série comprenait 7 à 12 présentations couplées ; après quoi on reproduisait les couleurs et demandait de nommer les nombres associés. Ces expériences ont été faites sur 10 élèves du laboratoire de Harvard et 25 élèves du collège Wellesley. Comme résultat on a trouvé que les longues séries (10 à 12 présentations) donnaient 26 p. 100 d'associations justes, et les courtes (7 présentations), 37 p. 100. Ayant essayé de découvrir si ce rapport peut être augmenté soit par la répétition, soit par un changement de l'ordre des présentations, soit par une stimulation de l'intérêt du sujet, l'auteur a trouvé qu'après une double présentation, le nombre des associations monte dans les longues séries à 35 p. 100 et, après une triple présentation, à 63 p. 100. Par contre, il suffit de présenter la même couleur avec un autre nombre pour que la reproduction accuse une baisse considérable. De même la déviation de l'attention fait tomber le rapport à 23 p. 100. Outre cela on a constaté que, dans une série de 7, la dernière association est mieux retenue que les autres (53,5 p. 100 de cas vis-à-vis de 34,8 p. 100), tandis que, dans une série de 12, elle se montre, au contraire, plus faible. Ce résultat doit se ramener à la fatigue du sujet. L'intensité des impressions a aussi une action très marquée. Ainsi, il suffît de tracer les chiffres à l'encre rouge au lieu de l'encre noire, pour que le rapport monte à 48 p. 100. Le premier couple de la série a aussi un avantage sur les autres, s'exprimant par un rapport de 33,6 p. 100 au lieu de 26 p. 100.

L'existence des associations médiates (inconscientes) a été constatée par Scripture1, mais Howe2, ayant voulu contrôler ses expériences, est arrivé à des résultats négatifs. W. Smith3 qui a travaillé sur la même question, n'a pu obtenir que des résultats incertains. Cordes4 et Munsterberg5 avec la méthode

Page 1