Munsterberg. Beilrâge zur exp. Psychologie
2. Howe. Amer. Journ. ofPsych., 1894. № 2, Année psych., 1894.
3. W. Smith. Zur Fraye von cl. miltelb. Association. Thèse, Leipzig, 1894.
cas, différents. Puis il montrait les syllabes sans les signes graphiques, cherchant à évoquer les mots reliés par ceux-ci. Cordes avait employé la méthode de Scripture avec une variante du même genre l, mais n'a pas été plus heureux que les deux autres, n'ayant obtenu de résultats positifs ni dans l'un, ni dans l'autre sens.
Chez nous les expériences ont été faites par Konorow qui procédait de la manière suivante 2. Au lieu de présenter des mois marqués de quelque signe supplémentaire, il présentait des syllables écrites sur des cartons variant de forme ou de couleur. Chaque épreuve comprenait deux séries de syllabes différentes. Dans une troisième épreuve les cartons étaient pareils, mais au-dessous de chaque syllabe se trouvait un mot qui devait se répéter dans la seconde série. Enfin, dans la dernière épreuve les conditions étaient les mêmes que dans la troisième, sauf que les cartons étaient de nouveau de formes différentes. L'expérience même consistait à reproduire les syllabes de l'une et de l'autre séries, et dans 29 cas on a trouvé dans la seconde des syllabes empruntées à la première, mais 6 seulement étaient dues à l'association précitée. Dans 23 cas sur 29 ce lien n'a pas pu être établi. En résumé, l'action des traces secondaires ou associées n'a pas pu être établie avec précision, mais cela provient peut-être de ce que les impressions étaient mal choisies et les expériences de Scripture nous semblent tout de même très suggestives. Les expériences de Konorow ontprouvé, d'autre part, que la fixation des traces cérébrales est sujette à certaines fluctuations. Les premiers mots d'une série se fixent mieux que les suivants; le dernier et l'avant-dernier restent de nouveau mieux fixés que les précédents. Ce fait confirmait les expériences antérieures de Binet et Henri sur 380 écoliers âgés de 8 à 13 ans, et sur une dizaine d'adultes3. Chez eux la reproduction des mots dépourvus de tout lien logique se montrait également plus sûre au début et à la fin d'une série, indépendamment de leur ordre