Warren and Schaw. Ibid., 1895, Ц
LES RÉACTIONS NEUROWPSYCHIQUES 247
autre ne différant que de 20 millimètres. Les recherches ont été faites sur 225 sujets à la fois, ce qui était un défaut capital. Néanmoins les résultats ont été assez instructifs.
Les épreuves de reproduction ont donné des dessins plus petits que l'original, ce qui doit être rapporté, en partie, à des causes secondaires, telles que la différence entre le papier et le tableau noir, etc., etc. Les épreuves de choix ont montré par contre que le carré jugé égal était généralement plus grand. Les épreuves de comparaison ont fait conclure dans le même sens.
Notons encore, à titre documentaire, les expériences de Kaufmann, Netchaeff et Tytchino1 qui ont montré que la reconnaissance des images progresse beaucoup avec l'âge des enfants.
Byschewsky, Kyreta et Navrotzky- ont fait en ce sens des recherches très intéressantes sur les élèves des écoles militaires, âgés de 11 à 15 ans. Ils leur montraient 12 images de formats et de coloris différents, découpées dans les revues illustrées et collées sur un carton. Les sujets étaient au nombre de 100, une vingtaine par classe.
Les résultats ont montré que la moyenne des réponses justes augmente avec l'âge, tandis que la moyenne des erreurs diminue en proportion. Si on ajoute quelques données se rapportant à un âge encore plus jeune, cela s'exprime en chiffres suivants :
Age : 3-4 5-6 7-8 9-10 11 12 13 14 15 R. J. 6,1 7,3 8,5 8,8 9,5 10,4 10,5 10,7 10,7 Err. 6,2 2,8 2,3 1,5 0,9 0,9 0,9 0,9 0,2
Rappelons maintenant que même chez les adultes l'identification n'est presque jamais complète. L'expérience a montré que les objets mêmes sont mieux indentifîés que leurs reproductions, les dessins coloriés mieux que les non-coloriés, les images en relief mieux que les simples contours. Outre cela l'identilication varie généralement en raison inverse du temps écoulé depuis le premier contact.
Les différences d'exactitude d'après les organes récepteurs ont été diversement évaluées. D'après Weber, pour les extré-