‹ La psychologie objective;Chapitre 75 sur 145 · Westn. Psych., 1904, I · texte numérisé non relu

Westn. Psych., 1904, I

mités supérieures la différence de l'appréciation avec le poids va jusqu'à 1/40 de celui-ci; d'après Jacobi, jusqu'à 1/20; d'après Hitzig, jusqu'à 4/10. Pour les extrémités inférieures, elle se trouve, d'après Hitzig dans les limités marquées par 0 et 100 grammes, par 200 et 250, par 250 et 300, etc. Pour l'identification des couleurs, on peut recommander la méthode de Holmgren qui consiste à faire choisir, parmi un certain nombre d'écheveaux de laine, celui qui a la couleur demandée. Ce qui est encore mieux, c'est de les dévider sur de petits cartons au nombre de deux pour chaque nuance et après avoir montré le premier, faire ensuite rechercher le second dans le tas. Cette méthode a permis de relever chez les adultes des différences très sensibles.

Pour apprécier l'identification des lignes, Volkmann tendait trois fils dans le sens horizontal ou vertical, à des distances à peu près égales. Les erreurs de jugement variaient de 1/50 à 1/00 de longueur. Outre cela on a trouvé que dans la comparaison des lignes verticales les erreurs sont plus grandes que dans la comparaison des lignes horizontales. Quant à la comparaison d'une catégorie avec l'autre, les erreurs y ont été encore plus grandes, les lignes verticales semblant toujours plus longues que les horizontales.

Dans le même but on peut présenter un tableau de lignes, ne différant l'une de l'autre que de quelques millimètres. On donne au sujet un modèle et demande de trouver, dans le tableau, la ligne qui lui est égale. Les lignes peuvent être disposées non seulement dans le sens horizontal ou vertical, mais encore dans toute autre direction.

Pour les impressions auditives nous avons l'appareil d'Apun qui permet de reproduire les sons avec deux vibrations de différence. On donne d'abord le son principal, puis, après un certain intervalle, trois sons voisins parmi lesquels se trouve le premier. Le sujet doit dire lequel est le même. Dans toutes ces expériences le résultat dépend beaucoup de la position respective des objets et aussi vis-à-vis de l'observateur. Ce sont ces conditions-là qui expliquent les erreurs sensorielles, telles que l'illusion de Muller-Lyer et beaucoup d'autres.

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