‹ La psychologie objective;Chapitre 83 sur 145 · B. Bourdon. Rev. phil., XXXV · texte numérisé non relu

B. Bourdon. Rev. phil., XXXV

3. Guicciardini e Ferrari. Di alcune associât, verbali. Riv. Sperim. do fren., v. XXIII. Année psych., 1898.

Aschaffenburg a étudié les associations normales et pathologiques en se basant sur la classification de Sommer, qui les divise tout d'abord en immédiates et médiates *. Les premières se divisaient à leur tour en internes et externes. Comme associations internes il comprenait les rapports logiques de cause à effet et de sujet à attribut. Gomme associations externes, la contiguïté (dans l'espace et dans le temps), l'assonance et la simple répétition. Les expériences se faisaient de trois manières différentes. Dans un cas, après la présentation du mot inducteur, le sujet devait inscrire tous ceux qui lui venaient dans la tête, dans un autre, il devait les prononcer et dans un troisième, il devait le faire le plus vite possible. Les conclusions de l'auteur se réduisent à ceci. Le lien associatif ne peut pas toujours être saisi. Quelquefois il est de nature médiate, comprenant une notion qui n'a pas été exprimée. Dans la succession des mots on trouve parfois un certain ordre. Les associations externes sont plus fréquentes que les internes. Les associations par assonance, lorsqu'elles deviennent fréquentes , indiquent la fatigue, un tonus neuro-psychique négatif ou un état neurasthénique du sujet. La monotonie des réponses indique un tonus négatif, la variété, un tonus positif. La forme grammaticale des réponses varie beaucoup avec les sujets. Les substantifs sont relativement les plus fréquents, puis viennent les verbes, les adjectifs, les substantifs avec un verbe, plusieurs adjectifs ensemble, etc., etc.

D'une manière générale on peut dire que les associations dépendaient beaucoup du développement intellectuel, de l'instruction et aussi du tonus neuro-psychique du sujet.

Ce dernier facteur a été étudié chez nous, sur notre propo* sition par MMmes Karamsina et Soukhova et, d'autre part, par Mme Pawlowskaïa. Elles ont trouvé, les unes et les autres, que le tonus neuro-psychique a pour effet d'éveiller les traces qui s'harmonisent avec l'inducteur par le caractère de la réaction organique. Outre cela le tonus positif a pour effet de multiplier le nombre des évocations et d'en accélérer le rythme (« créa-

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