‹ La psychologie physiologique (volume 2)Chapitre 34 sur 92 · U, II*, R'... R · texte numérisé non relu

U, II*, R'... R

exprimant tous les degrés possibles de relations que lactivité psychique peut trouver, comme cela se voit dans les sciences et principalementdansles sciences abstraites; exemple, les mathématiques où les relations s'expriment par l'exposant n. Dans les mathématiques comme ailleurs, on reçoit les premières connaissances de Tobjet concret; puis par l'analyse primilive, la synthèse postérieure, et les relations perçues, on atteint des généralités (culminantes où peutêtre aucune science n'est jamais arriviîc.

100. Ce processus de relations dép(^ndantes de l'analyse et de la perception de ressemblance et de différence s assimile aussi au processus d'abstraction, Absti'aire c'est séparer mentalement ce qui dans la réalité n est pas séparé, et même n'est pas séparable, et le considérer isolé, retranché du tout, comme s'il l'était réellement ; c'est encîore séparer quelque (chose de la réalité ou du concret pour lui donner une vie et une valeur mentales ; souvent, c'est trouver une forme qui ne correspond pas à la rivalité. La relation est, elle aussi, une abstraction parce (lu'elle consiste à trouver et à voir une idée qui soit comme un lien, un intermédiaire entre d'autres, laquelle idée ne correspond dans la réalité à rien, sinon à ce que voit l'esprit même. Trouver de nouvelles relations entre des relations, c'est-àdire trouver les relations R*, R^, R°, est un processus d'abstraction. On le voit donc, la pensée consiste tout entière on des abstractions, qui se résolvent en ces processus dont nous avons parlé, processus (l'analyse, de syntlièse, de différence, de ressemblance, de rela* lion. Comme la pensée commence avec les analyses, de même le processus d'idéation se développe par les relations, où est le summum de l'abstraction, la pensée la plus élevée.

La pensée est donc aussi un développ(îment par degrés successifs, depuis l'image sensationmclle jusqu'à l'abstraction suprême que l'on

164 PSYCHOLOGIE PDTSIOLOCrQt'E

trouve dans les relations exirénies. Ce développemciit dépend directement d(! la sensatîon,et indirectement de l'objet matériel cxteinc ; mais la sensation est en n-lalion immédiate avec l'objet. A ce point de vue, on peut regarder les sensations et la pensée comme deux processus ; mais ù considérer la continuité des deux phénomènes, on peut dire avec plus de raison (juc la pensée n'est pas un processus nouveau, mais le développement du premier, ou une continuation de la sensation. En fait, la pensée n'existerait pas sans la sensation, et on peut dire plus, c'est toujours dans l'objet extérieur qu'est son terme exti'éme, bien que cet objet ne soit pas lié immédiatement au développement de la pensée. De la premièi-c vibration objective qui se communiiiue à un oi^ne sensoriel, jusqu'à la pensée la plus élevée dans les dernières absti-actions, il n'y a aucune discontînuiUs mais une évolution de l'activité psychique, laquelle, dans sa première manifcsialion (sensation), agit concurremment avec la force extérieure excitatrice, cl se développe ensuite par la présence et la persistance des impressions sensitivcs que l'un peut considérée comme la cause prochaine du développement continu de la pensée, l'objet en étant la cause éloignée.

Page 1