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Le muscle a deux propriétés vitales

1® L'irritabilité^ qui est propre à tous les tissus vivants ; 2** La contractilitéy qui lui est spécialement propre.

La contraction consiste en un raccourcissement de la fibre qui gagne exactement en largeur ce qu elle perd en longueur.

Le muscle contracté retourne, s'il n>st pas altéré, îi son état primitif. Claude Bernard et d'autres physiologistes ont prouvé, par des expériences décisives, que la contractilité musculaire est une pi'opriétc du muscle indépendante du nerf auquel le muscle peut être relié (fig. 1 et 2).

Fi<;. l cl '2, — A, muscle slrir. — B, a, />, clémenls musculaires lisses.

Mais le muscle n'est pas capable de se contracter sans une oxcitaUon, et l'excitation physiologiciue vient du nerf.

10. Les nerfs sont moteurs ou scnsitil's; les n<M'fs moteurs sont les excitateurs des muscles ; les s<»nsitifs sont, de leur côté, les ex(Mlaleurs des moteurs.

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Les nerfs sont, les uns el les autres, constitués par des fibres. Toute fibre a un ase appelé cylindre-axe, qui est la ^Taie substance du nerf; l'axe est enveloppé d'une substance nommée myéline, et celle-ci est contenue dans le névrilemme. On peut r^^rder le myéline et le ncvrileminc comme les oi^anes protecteurs du nerf qui est composé d'une substance albumiaolde, blanche ei transparente.

Outre les fibres, il y a une auli-c substance nerveuse de structure différente, les cellules. Elle sont constituées par un protoplasme granuleux de couleur grise, d'où le nom de aubatance grise donné à cette substance composée de cellules, taudis que celle qui est formée de fibres est appelée blanche. Chuque cellule a une membrane ou un niKleua qui a aussi un nucléole ; i-lle communique avec les fibres nerveuses par un ou plusieui-s points, d'où elle prend le nom de unipolaire, bipolaire ou multipolaire. Quand celle communication n'existe pas, la cellule est dite apolaire (lig. 3).

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II. On appelle nerfs périphériques ceux qui se lerminent à la périphérie du corps, soit dans les muscles, comme les nerfs moteurs, soit dans les glandes et les épiteliums, soit à la peau ou aux autres organes sensoriels, comme pour les nerfs sensitifs. En aboutissant à la périphérie, comme le prouve Remard, ils se terminent en une ou plusieurs cellules, les moteurs aussi bien que les sensitifs.

13. Les nerfs ou fibres sont des filaments qui de la périphérie vont aux centn;s, constitués par la moelle épiniére et le cerveau. Ici encore dans les rncines internes, ils se terminent en une cellule, dont ils reçoivent leur nourriture. S'ils en sont détaches ils dépérissent.

La moelle épinière est formée de deux cordons antérieurs et de deux postérieurs, et d'amas de cellules. De la moelle partent trentedeux paires de nerfs qui se distribuent dans le corps. La moelle est protégée par les vertèbres qui forment la colomie verlébrale, chez l'homme et chez tous les vertébrés. Elles sont au nombre de 33 ou 34 dans l'homme, ainsi disposéi^s : 7 cervicales, 8 dorsales, 5 lombaires, 5 sacrales, et -i ou 5 caudales ou coccygiènes.

13. Le cerveau (cerehrum) esl, lui aussi, protégé par le «rrlne, et est eu communication avec la mociUe épinîère par la moelle allongée. Il se compose de diverses masses de formes dîitérentes, disposées symétriquement des deux côtés, à dmite et à gauche. Il contient de la substance blanche ou des fibres, mais celles-ci n'ont pas de névrilemme ni de myéline, et tU: la substance grise ou des cellules. Il est important de remarquer dans le cerveau les circonpolulwns qui constituent les lobes antérieurs, moyens et postérieui'S. Elles

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soDt formées de stratums de cellules de grandeurs diverses, lesquels enveloppent le cerveau toul entier de divers replis, et prenneot pour cette raison le nom de stratums corticaux. Leur épaisseur varie de I à 3 millimètres.

Du cervpau sortent 12 paires de nerfs dits cérébraux, comme on a]>pelle spinaux ceux qui sont dérivés de la moelle épinière. Ce système, forme des deux centres susdits et des nerfs péripliériques, a nom systèmp cérébro-spinal.

14. Les nerfs périphériques, on l'a dit, sont sensitifs et moteurs ; il en est de ml^me des nerfs centraux et de leurs centres.

^XÉHKNTS rHYS10L0(;i^LT.S /

Bell Tavait dit) que rexcîtabilité des nerfs moteurs va du centre à la périphérie, tandis que celle des nerfi^ sensitifs part de la périphérie pour arriver au centre. Et de fait, le phénomène du mouvement s*aceomplit à Textérieur dans le muscle, celui de la sensation aux centres, et ces rôles ne peuvent être intervertis.

Qu'il cesse d'être continu avec le centre, et le nerf sensitif ne donne plus lieu à aucun phénomène, quand il est excité. Au contraire, le moteur coupé du centre, et excîité vers la périphérie, produit un mouvement.

17. Les physiologistes ont «lussi recherché les fonctions que remplissent les deux substances: blanche et grise. Selon Cl. Bernard, la substance grise transmet la sensibilité et Tinfluence motrice, bien qu'elle soit privée de la propriété motrice et vsensitive. Lussana s'exprime ainsi : c La substance qui est le centre de la sensation n'est pas la substance grise (cellules), mais la blanche (libres). La substance motrice n'est pas la substance giise, mais la blanche. La substance qui transforme la sensation en mouvements directement ou indirectement n'est que la substance grise (cellules) communiquant directement avec les libres dans le premier cas, et, dans le second, ne communiquant pas mais se tenant seulement en contact (ou étant contiguë) avec elle (1). »

18. Il y a aussi le système nerveux dit sympathique ou ganglionnaire ^ parce qu'il est formé de divers ganglions qui en sont comme les centres divers. Ce système, quant à ses propriétés générales, est identique au système cérébro-spinal.

19. 11 est certain que les fibres des nerfs périphériques conduisent jusqu'aux centres les impressions (»t les excitations, comme font les fibres motrices à la périphéri<^ ; cpie les phénomènes de la sensibilité s'accomplissent dans les centres, et que le cerv(*au reste le centre conscient, bien que certains physiologistes veuillent encore admettre la présence de la conscience dans la moelle éphiière. Il est certain, d'autre part, que, dans les c*as ordinaires, les nerfs et les muscles n'entrent pas en activité spontanément, mais à la suite d'une excitation : je veux dire (jue les nuis(îles ne manifest(»nt pas d'euxmêmes leur propriété contractile sans l'excitation des nerfs moteurs, et que ceux-ci n'entrent pas en action sans l'excitation du nerf sensitif, lequel à son tour manifeste sa propriété (piand il est stimulé. Les stimulus ou excitations pcuivent être de telle nature (|u'on voudra ; mais, en règle générale, dans l'être vivant, ils sont d(» niém(* nature physiologique, (!omme est l'action du nerf moteur sur le muscle et du nerf sensitif sur le nerf moteur. Les excitations du nerf sensitif peuvent être physiologiques ou physico-chimiques ou purement mécaniques.

20. Il résulte de ce qui précède que la substance nerveuse est

(1) Sui centri vicefaiici, Padova.

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une force, laquelle peut ^tre niisc en uctîvité pur d'autres forces, soit extérieures, soit intérieures à l'oi^anisme vivant. Cette force a les propriétés générales de toutes les forces naturelles, elle se communique au dehors, elle se transfoimc ; de là, dans le proi^essus de l'activité nerveuse, il doit y avoir un aliment à cette force qui se transforme et, par suite, s'épuise sous la forme primitive. Cet aliment existe dans l'oi^nismc, et c'est le sang. Il apporte dans son cours continu tous les alimenu nuti-itifs nécessaires ù la vie des nerfs aussi bien qu'aux autres tissus organiques ; il arrose par les vaisseaux innombrables qui remplissent la masse nerveuse, la substance nerveuse, cellules et fibres, et supplée à la force épuisée dans la transformation par la production des phénomènes de diverse nature accomplis par le système nerveux. Dans le mécanisme des émotions comme dans tout (diénomène psychique, ce fait a une grande importance.

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