‹ La psychologie physiologique (volume 2)Chapitre 76 sur 92 · ORIGINE RT ÉLÉMENTS DE LA VOLONTÉ · texte numérisé non relu

ORIGINE RT ÉLÉMENTS DE LA VOLONTÉ

ments nerveux et musculaires. La première se manifeste par de courants nerveux sans provocation directe et extérieure ; la seconde, par la tonicité musculaire. L'activité automatique représente la vitalité des éléments, et il n'est pas douteux qu'il n'y ait là un échange, une correspondance entre les conditions extérieures et les conditions intérieures de l'être vivant. L'excitant de la cellule vivante, c'est le milieu dans lequel elle vit, et il est constitué par les mêmes agents physico-chimiques nécessaires aux éléments vitaux, à la vie organique. C'est par lui seulement que les éléments vivants entrent en activité. Les organes, qui sont formés de ces éléments, sont déjà en activité continue et constante ; et si, d'un côté, cette activité n'indique pas autre chose que la vitalité Interne de l'organe, de l'autre côté cette >italité interne tend à l'extérieur selon la nature du tissu même. C'est, par suite, l'activité interne des cellules nerveuses qui, accumulée et répandue, se forme en un courant, en une onde nerveuse ; c'est l'ai^tivité interne de l'élément musculaire qui, en se réunissant, forme la tonicité, état primitif de la contraction temporelle et énergique. C'est l'activité biologique qui de\ient activité fonctionnelle, et ce passage d'une forme à l'autre est établi par l'onde nerveuse spontanée, et par la tonicité musculaire, état du muscle reposé. C'est seulement de cette façon qu'on peut accepter, à mon avis, les mouvements spontanés.

44*2. Pour le principe spontané des mouvements, outre ce qui a été admis par Bain, on peut accepter encore comme déterminations à l'extériorité de la fonction dans les organes, l'évolution et l'hérédité. Un des exemples les plus manifestes de ceci se trouve dans les mouvements qui produisent les sons vocaux. La spontanéité pour ces mouvements parait comme une excitation indirecte par les voies habituelles ; et.cette excitation ne peut être qu'un effet d'évolution ou d'hérédité. On en peut dire autant d'autres organes moteurs. En d'autres termes, la forme et la manifestation de beaucoup de mouvements qui paraissent spontanés sont instimrtives ; et l'instinct, comme on l'a vu, doit son origine à l'évolution et à l'hérédité. Les deux principes expliquent donc la facilité de la manifestation motrice de forme spontanée. De là dérive encore la grande ressemblance des mouvements spontanés et des mouvements expressifs des sentiments. En substance, les mouvements sont les mêmes, la ilitTérence consiste seulement en cela que, dans la spontanéité, il ne devrait y avoir aucun sentiment antécédent, et que, dans l'expression, c'est Tonde du sentiment qui provoque directement ou indirectement le mouvement. Toutefois, considérés quant à leur origine, les mouvements émotionnels sont dérivés de mouvements primitifs réflexes ou volontaires ; les mouvements spontanés précèdent chronologiquement tous les autres, si ce n'est peut-être les mouvements réflexes qui sont contemporains.

443. J'ai supposé plus haut qu'un premier mouvement volontaire

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peutétrcexdtûparuncsensaiiondouloui-tiusc.ooiiimc UDelTortquine pourrait pas atteindre le but du premier coup, le premier mouvement étant une pure action réllcxe, et que le changement do dircution est précède d'une suspension, pondant laquctllc il y a certaine con- Hvioncc anticipée du mouvement qui suivra. Pour ce mouvemeat, on a encoredA supposer la spontanéitédu mouvement, comme étant ce qui a fuit acquérir une irertaine connaissance des diverses voies motrires. Bam, au contraire, admet que la douleur n'est pas ou ne peut pas Otre la cause excitatrice, maisquec'cst Icsou/ajfernentde la douleur qui est en eiïel un plaisir. En fait, il pose comme postulats, pour expliquer le mouvement volontaire, la spontanéité, la continuation d'une action qui produit du plaisir, et une connexion aceidcntelle entre un mouvement et un état agréable acquis par la loi de conliguïté (1). Le troisième élément peut au Tond se ramener au second, parce que, étant donné lo mouvement qui produit le plai»r, il s'agit encore de la persistance dans ce mouvement. Je ne nie certainement pas que la tendance à persister dans l'état de plaisir soit capable de eimngcr l'action i-éflexe en une action volontaire ; mais je ne vois pas que le passage de l'une à l'autre soit facile ù expliquer, sinon par une nouvelle dii-oclion du mouvemeni, et ce changement do direction ne peut se produire si l'cxcitaiion n'est pus une sensation douloureuse, dont un premier ou un second mouvement n'ont pas délivré l'être sentant.

Le principe établi par moi, c'est-à-diro la délivrani^e de la douleur, pour laquelle l'être sentant tente de nouvelles voies de mouvement, explique la loi de la conservation, et le semimenl qui se développe ù la suite de l'expérience et de l'assocîaiion entre les sensations et le mouvement. Et le principe si bien souinnti par Bain, la sponta-

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