t0 psvrnoLtH'.iK physiolociuub
tion principale, beaucoup de voUtîons secondaires, lesquelles, ù leur tour, ont besoin <lc ce processus que nous avons ûludié jusqu'ici, et qui est indispensalitc à toute Tolition. Chacune a son motif, sa détermination, son exécution ; en cas de conllit, il y a cliois: entre divers motifs, comme dans la volilion pi-inctitale même, qui a un but plus étendu et plus élevé.
G<s volitions peuvent t^trc des mouvements musculaires proprement dits, ou des mouvemi>nts mêlés à des sensations ou à des Idées, de sorte que l'exécution d'une volitioii implique une série successire de foîts psychiqnes de toute nature, sensations, perceptions proprement dites, raisonnement, mémoire, mouvements et sentiment do mouvements ; c'est-à-dire que I activité psycliique tout cntirrc peut être amenée à entrer en aciton avw tous les moyens dont elle peut disposer.
Ces volitions successives pour atteinrirc le but d'une votitîon principale et prcmiéi-e peuvent se produire dans un Itmps indétermior, elles peuvent se pi'oduirc dans un espace tK's long, il peut leur falloir des anni-es ; mais elles sont alors intermittentes, d'autres besoins de la vie se pitisentani , qui viennent réclamer l'activité volontaire pour d'autres faits. 11 yauni alors dansrcgpritderapentunrfessfïndr <:es actions à accomplir, lequel dessein rentre dans la série des actes intercalés entre les cxtritations et les mouveinenls, et dans la suspension qui, comme on l'a établi, est le carsictèro distînctif principal de la volilion . Ce dessein impli<{uc les volitions secondaires, moyens d'accomplir la volilion printùpitle, tous les raisonnements et les faits de mcmoii'c uéccssiiires pour coordonner les moyens ù la lin.
479. Linlluence voloiitiiiri- exenre encore une part de direction dans les sensations, les perceptions l't les raisonnements. Pourifs
DÉVELOPPKMRNT DE LA VOLITfO?! i!ii
relie produite par un aiiln». Ci\d, toiKefois, n'ost pas vrai absolument, parce qu'il y a des sensations (|ul s'imposent par leur ùnrv et leur intensilé, et auxquelles rellort volonlain* ne [n-ut pas nous soustraire.
i80. Le cours du raisoniieuiont est un entrelaciMuoni didres <ît de pensées rappelées autonialifiuement suivant h»s lois d'association, et d*inl(i»rences de natures diverses, analoj;ie, induction, drduclion, lesquelles se présentent dans les diverses <:()uelusions ; or, on a montré ailleurs que si nous n'avions pas la fac^dté rhî n»produire aulomali(]uen)ent des idvos et des [Xîusées, et que si toutes devaient rti*e rappelées sous rinlluence d(î la volonté, outre (pi'un raisoimenient, même simple, serait difficile et extrêmement p<''nihle, il serait impo>!sibhî de suivre un certain ordre de pensées cohért'utcs. Kn fait, la <*oliérencc résult*^ de l'association ré<;lée des idét^s, sc^isations, pensé(?s et mouvements, qui so lient par suite des lois cpu^ nous avons trouvées et étudiées préeédenunent. Le raisonnement (*st donc d'autant plus facile et plus expéditif que la loi d'association des l'Iéments <lu raisonnement est plus ferme et micHix établie.
Mais, d'un autre coté, il ne faut pas abandonnei' entii-rcment la reproduction automatî()ue à son cours ; il se produirait, dans ce cas, un phénomène semblable au premier sous le rapport de l'incohél'cuce, parce qu'il se présente dans l'associai icm <tertains éiénumts accessoires qui n'entnMit pas, et qui nc! doivent pas enti'er dans un raisonnement déterminé et dénni. L'influence de la volonté est nécessaire ici pour diriger l'automatisme d(»s perce[)ti(ms par les lois mêmes d'association. Même dans c(* cas, il y a choix entre les pensées et les idées, entre les inlérenceset les modes d'inlërcr, par suite de la lin que se |)ropose le raisonnement et l'aciivilé volontaire se développe encore i<;i de la façon ordinaire. Toutefois, dans ce fait, il faut l'éducation int(»llectuelle, et une (certaine expérience» jointe à l'habitude, pour savoir choisir entre; les divers oi'dres d(; penscies celles qui conduisent le fdus vite et le mieux à la fin d'un raisonnement.
Cx)mme il est facile de h; comprendra*, \.\ direj*tion volontaire est limitée tpiand il s'agit de la reproduction, et celte limite est marcpiée par la faculté même de reproduction automatique. L'activité volontaire est souvent impuissante à rappehîr un certain ordre dldées ou de pensées, si elle n'est pas aidée» par l'association et l'automatisme.
ISl. It:iin S4; (liMiiandt* si le fait de ru|)poItM' une idée ou une [lensôe peut se réduire ;i un changement inuseulaire volontaire, (l'est une supposition très pn)l)al)le, dit-il, quVn se rappelant une idée, on se rappelle aussi Tidée du mouvement qui u contriluié à la former. Ainsi, en reprixiuisant idéalement un eerclc, on reproduit aussi idéalement les mouvements oculaires accomplis pour percevoir ce cercle. « Il est ditticile de réduire loules cc^; excitations do vues mentales à des sensations de nmscles volontaires, et, jiour {généraliser, notre problème doit démontrer : que dans le choix d'unt^ (pialilé d'un ellet complexe, dans le fait de maintenir rattention sur quelque ima^^e qui excite à la vision, en
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un mol. dunï luul (.-onln'ile luIuTiliiirr il nuo srrie Ji: |ii-ast'es, il ; u iiitcrvrniina ili-s musdirs (I;-. Iluin pt^a;»- ijuc, in:i\'in: les Uilliuulliis t|uVlle [tri-struto, Uu>«l |iUK itupDfKJlih- lie ilOmonlri-r irlli- llii'se.
i82. II nous rcsio ciitin ù intrli-r ilc la trunsfominlioii iIr l'aciioii voIonUiii'e <^ii moiivi'im-iit :iulitiULiLii|(ii! ; v'vsl lit un pIiOi>onii'iK- tns irommuii ol très niiliiiiiiri-. Tout le iiinuili; sait (iiie d>'S iiioiivriut-nls appi'is avec bt'iuimup (ir latijcuit el du pi'inu s'uccotiiplîssiMtt, apris un peu irtxfn-ii'c, avw uno racililô i-xlraordiiiairi' ; il sulïît pour i'Pla i|irils soient exeilt's. On Iirs nomme onliriairenient uiDuvemenls hfibilnels. Siiene<-r surtout a noté ce fait qu'enlrc' les t<\<-ilations et les niouveint^nis rëllexcs, il y a une nmucxiuii iulenie {laiTaiu-, la(|iii>II<ï se manifeste san5; :iueune liésitatiun, par la euiit-simmlaniv dfS niouvemiMits an\ excitations. Il n'en est pas de nirme diios les mouvfmcnts vulontaiitrs ; cen\ -ci sont, au eoutniiit', à l'origine, eu désaccord avec IVxeiialion, et il faut un certain i^xci'eicc pour quila coiTCS(iondanee s établisse. Touiofois, celte eom-spondance Oianl ttlabIJc, (>1, par suite, lu connexion inteine entre les excitations et les Hionvtments, l'aetion voluntain- devient semblable à uuc actiuu réflexe, luaiii elle en dillêi'e toujours, car raclioti autoniaiique, se roniiiosant d'un petit uoud)rc ilo sneousses miisiulain's qui n'ont pas lin suite sans do nouvelles excitations, a une dm-ée tivs courir par rapport au mouvement volontaire, tandis (pie l'aclion putoinalii|ue se continue par une première iniiHilsiun ipii la provoque. Ku second lieu, dans raeiiun ri-lle\e, il n'y a pas de but conH'ienl, ractioii automatique conserve siiu but et son uiotd' couseient. Knliu ra<rtîou réne\e n'est pas sous l'inlluencc de la volonté , laiiilis que l'aetion autoniatit|tie est diri;;t*<! par la volonté, c'est-à-dire qu'elle peut rontiniier ou cesser par suite d'une nouvelle impul-