OBJET DE LA PSYCHOLOGIE
(8*) La sensibilité est par suite nécessaire à la conservation et je dis qu'elle est la sentinelle de la vie.
La sensibilité seule ne suffit pas pourtant à la défense, le mouvement doit s'y joindre et s'y joint en effet. Pour cela, outre les organes de la sensibilité, il y a ceux du mouvement, les muscles et, parmi les nerfs, les nerfs moteurs, outre les sensitîfs.
(9*) J'appelle donc esthocinesis (aïoOoxivwtç) la totalité de la vie de relation, sensibilité et mouvement, laquelle vie existe par le principe que j'ai déjà nommé esthophylattique, ou sensibilité relative à la défense.
28. L'objet de la psychologie commence maintenant à se déterminer de lui-même. Elle ne peut avoir pour objet les phénomènes de h vie de nutrition bien qu'ils soient conscients, parce que leur conscience est hors de leurs centres de production. Les centres de relation étant donc le siège de la conscience, la psychologie doit étudier les faits qui se passent dans ces centres, lesquels faits constitnent aussi une partie de l'objet de la physiologie. Ce qui ressortira plus clairement quand nous aurons mieux expliqué les caractères des phénomènes de relation.
29. Je distingue le caractère physique du caractère psychique dans les phénomènes de relation. Je dis que le phénomène est de caractère physique quand il n'arrive pas à la conscience de l'être tentant. Quand il est connu de lui il a le caractère psychique.
Substantiellement il n'y a pas de différence entre les uns et les autres ; on peut dire seulement que le phénomène conscient a en plus une propriété qui manque à l'autre.
(10®) Cela est si vrai que le caractère physique précède le caractère psychique, c'est-à-dire que le phénomène psychique avant d'être tel est purement physiologique, d'où il suit que les phénomènes qui ne deîiennent pas conscients restent à l'état purement physiologique, tandis que ceux qui arrivent à la conscience sont psychiques.
(il'') Les antécédents d'un phénomène psychique ont donc un caractère physique et sont, en d'autres termes, purement physiologiques.
(12*) On peut prouver de la même manière que tous les éléments du phénomène psychique, ont un caractère physique et sont, par cela même, inconscients.
(13*) Tous les phénomènes de relation n'arrivent pas pour cela à Pftai psychique : il y en a qui demeurent à l'état physique ou inconscient.
30. Conclusions : a. Sont phénomènes physiologiques sans caractère psychique les phénomènes qui se passent dans les divers centres de production spéciale de la vie de nutrition, parce que la conidesce qu'on en a ne se trouve pas dans les centres mêmes. b. Sont tels encore les phénomènes do la vie de relation, dans leurs
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éléments, ou quand, pour quelque cause, ils ne passent pas à la conscience, qui a son siège dans leurs centres producteurs.
c. Les antécédents de tout phénomène psychique sont purement physiologiques et pour cela inconscients.
(14**) d. Le caractère psychique consiste dans la conscience de [la fonction placée au centre môme de production. D'après cela, on f peut déterminer Tobjet de la psychologie :
(15°) La psychologie s'occu})e des phénomènes organiques qui ont pour caractère prédominant la conscience de la fonction^ lesquels phénomènes se produisent dans les centres de relation^ et en même temps des antécédents immédiats de mêmes phénomènes conscients.