CHAPITRE III
La Sensibilité
31. Les êtres qui ont la sensibilité sont les êtres organiques, c'est-à-dire les êtres qui ont la vie. La sensibilité apparaît comme un phénomène vilal parce que tous les êlres vivants en sont doués, bien que sous diverses formes, cl à des degrés div(»rs. 1
Les organismes les plus simples c^omme les plus complexes mani- 1 festent cette sensibilité par des mouvements. En fait, la sensibilité ne J se sépare pas du mouvement ; et tous les deux constituent la vie de relation des animaux. Une excitation sur la superfic^ie de Tanimal le plus simple produit une contraction de ses parties ou Téloignement de Tanimal. Mais la sensibilité se manifeste encore d'une autre façon. Une action étant produite sur les tissus animaux de quelque espèce qu'ils soient, ceux-ci ne restent pas inactifs, mais il réagissent selon leur nature fonctionnelle. Souvent il se produit une sécrétion, si l'excitation se fait sur les glandes sécrétales. C'est là une forme de \ sensibilité qu'ont tous les animaux. L'homme, organisme complexe, a pourtant cette sensibilité (|ui est en réalité le propre des organes de nutrition. Cette sensibilité des tissus organiques est inconsciente.
Les physiologistes ont coutume de l'appeler irritabilité ; mais Claude Bernard l'a considérée avec raison comme une sensibilité inconsciente en définissant la sensibilité eu général : Vensemble des modifications de toute nature déterminées dans Vêtre vivant par des excitations, ou plutôt le fait (^ans Vêtre vivant de répondre par ces modifications aux provocfktions des excitants.