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LA SENSIBILITÉ

propres à subir de la part d'une force extérieure une modification pcKir la transmettre aux centres conscients ; ils sont pourtant eux- Dêmes inconscients comme tous les nerfs conducteurs. Rien que les organes périphériques soient des appareils spwiaux des manifestalions diverses de la sensibilit(% cependant, à considérer leurs différentes parties, fibres et cellules, comme éléments nerveux, il n'y a aucune différence spécifique de fonctions ; mais tous les éléments nerveux ont une énergie apte à être provoquée par toute force excitatrice, comme l'ont montré clairement Lewes et Wundt.

38. Puisque nous avons déjà parlé de la conscience, il est nécessaire d'en donner d'abord une certaine idée qui ne peut être définitive ici; on devra en parler d'une façon définitive après les recherches sur la sensibilité.

Laissant de côté les subtilités métaphysi(|ues qui seraient ici hors de propos, je dis que les études faites sur la conscience ont été nombreuses et x'arickîs, comme les interprétations sur sa nature ont été diverses. Une conception fondamentalement fausse, cependant, me semble être celle de certains philosophes qui ont coutume de considérer la conscience comme une certaine manifestation existant par elle-même, comme un fait ou une faculté sans rapport défini avec les phénomènes que se passent dans l'être sentant. Elle serait de la sorte comme une conscience vide, une connaissance sans objet qui ne i)eut en aucune façon exister.

La conscience est une propriété du phénomène sensitif comme des autres phénomènes psychiques; la considérer séparément, c'est Élire une pure abstraction, de la même manière que vouloir considérer le mouvement comme une entité, tandis qu'il n'est qu'un phénomène et une propriétt'^ de la matière. Sans le phénomène psychique, il n*y a donc pas de conscience, comme sans corps il n'y a ni formes ni figures. Le phénomène n'est pas une entité, une sobstance, mais une manifestation se produisant à un moment déterminé, dérivée delà force psychique mise en activité ou excitée par la force externe naturelle. La conscience peut donc être regardée comme une manifestation psychique se produisant quand se produit un phénomène de caractère psychique.

Pour que cela se vérifie, les conditions organiques normales sont indispensables, comme on le montrera à son lieu.

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