‹ La psychologie physiologiqueChapitre 36 sur 130 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La pensée

180. Le processus idéal que nous avons décrit jusqu'ici ne constitue pas encore cette fonction complexe et composée, qui s'appelle la pensée^ mais il en est le commencement, l'origine, la matière. L#e processus d'idéation est un simple travail de décomposition ^^ d'analyse ; les éléments qui résultent de ce travail sont comme 1^^ corps simples en chimie ; ils sont les éléments de la pensée, des formes purement mentales qui, comme les caractères mobil^^ d'imprimerie, peuvent être réunis ou séparés très facilement ^^ très rapidement ; et, comme ces mêmes caractères, ne sont que dçs parties d'individus qui figurent comme des individus entiers. U^^ et séparer ces éléments selon certaines lois, par toutes les relatio^J^ possibles de succession et de simultanéité, tel est le travail de ^^ pensée.

Mais ces idées, dont j'ai décrit l'origine, ne se présentent pas to^ d'abord à la conscience avec le caractère de ces données universel^^, que Ton fait dériver généralement de la ressemblance ou de la di0^ rence d'un grand nombre d'individus. C'est là un processus ul*^ rieur, qui est le propre de la pensée même et par lequel cell^"^ réunit ou sépare les éléments, et, observant les ressemblances ^ les diflërences, attribue l'universalité à ces idées ou éléments 4^ peuvent être communs à beaucoup d'objets.

La pensée n'a donc avec les objets extérieurs et matériels qu V^ relation médiate ; les intermédiaires sont les sensations, qui sC^^ en relation immédiate avec le monde extérieur. Les matérisi^ de la pensée, ce sont les produits de la sensation ; par suite, ri^ d'extérieur, mais tout ce qui, comme phénomène, est un résulta intérieur. Et la pensée proprement dite ne commence pas à Tii

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