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III. — TEMPS POUR UNE SÉRIE DE PERCEPTIONS

289. Si, au lieu de deux perceptions entre lesquelles on veut chercher la différence minima, on expérimente sur une série de

(1) Cfr. Physiol. der grosshirnrinde, pp, 256-62. — Voyez aussi Mach, op, cit., (Sitzgb, ïKien./l^q^r, 1865), sur l'ouïe.

perceptions où on introduit, à un moment donné, une autre perception d'un sens différent, le fait devient plus compliqué. Wundt a fait sur ce sujet une série d'expériences et en a indiqué le résultat. Il se demande à quel élément de la série on doit joindre la perception surajoutée en dehors de la série même ? Coïncide-l-ellc avec rélémenl du temps où elle se produit, ou bien y a-t-il quelque différence ?

Les expériences ont été faîtes sur une série de perceptions visuelles entre les(iuelles vient s'interposer une perception auditive. Trois cas peuvent se présenter : a. ou la perception de son coïncide parfaitement avec une perception donnée de vue, et alors il n'y a aucun retard ; h. ou le son se combinera avec une perception de vue» surajoutée un peu plus tard ; c. ou, au contraire, il se combinera avec une perception de vue arrivée un peu auparavant. Si, dans le premier cas, le temps de retard est au zêro^ dans le second il est positif, et dans le troisième négatif. Or, dans la plus grande partie des cas, le temps est négatif, c'est-à-dire que la perception introduite est arrivée un peu après là perception à laquelle elle s'unit (1).

Ce fait est précisément ce qui arrive aux astronomes dans les observations du passage des astres dont ils veulent noter le temps, et c'est ce qui a conduit aux premières recherches sur la mesure du temps dans les perceptions. Il arrive ceci, c'est que les différents individus ne percevant pas les diHérences de temps, et ne les signalant pas au même moment, on a ce qu'on appelle Véqtmtion personnelle. Par exemple, la différence entre Bessel et Argelander était de 1,22", c'est-à-dire qu'Argelander notait 1,22" après Bessel le passage d'un astre (2).

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