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MOUVEMENT

gements filiformes vers Tintérieur, prolongements qui se comportent comme les muscles, tandis que la partie arrondie de la cellule est sensible, comme un élément nerveux. J*ai appelé ce tissu mixte, névro-musculaire. Il marquerait une phase évolutive de la différenciation des tissus.

421. Les manifestations de la motricité sont de diverses sortes ; on peut les classer de la façon suivante :

a) Mouvement automatique primitif,

b) Mouvement réflexe,

c) Mouvement instinctif,

e^ Mouvement émotionnel,

e) Mouvement volontaire,

/) Mouvement automatique dérivé.

Le mouvement automatique primitif est le propre des organismes élémentaires et des éléments des organismes supérieurs. Tels sont les mouvements de Tamibe et du protoplasme des cellules, tant animales que végétales, des cellules à cils vibratiles, des spermatozoïdes.

Le mouvement réflexe se présente sous son véritable caractère dans le tissu musculaire ; mais il est certain qu'il se manifeste aussi chez des animaux dépourvus de muscles. On peut le considérer comme la forme la plus générale du mouvement dans le règne animal, et comme forme primitive chez les êtres vivants pourvus de muscles : c*^t une véritable réaction à une excitation périphérique extérieure. Chez les animaux qui ont des muscles et des nerfs, il se manifeste sous forme d*une réflexion vers la périphérie, d*où est venue Texcitation.

Le mouvement instinctif apparaît comme un mouvement originaire, mais il est en réalité dérivé du mouvement réflexe dans la série animale ; individuellement, il n'a pas d'auti*es antécédents que l'excitation.

Le mouvement émotionnel dérive principalement de la diffusion des excitations à travers les voies habituelles.

Le mouvement volontaire est le plus complexe de tous ; il a pour caractère de viser un but dont l'animal a conscience.

Enfin, le mouvement automatique est la transformation du mouvement volontaire en une forme qui semble spontanée et originelle, et qui est parfaitement adaptée aux excitations sensitives.

421. Les observations montrent qu'il y a, dans les mouvements acquis, une tendance à devenir automatiques; cette tendance dérive de l'adaptation des organes au mouvement acquis, et de la correspondance complète entre l'excitation sensitive et l'excitation motrice. Elle est d'une grande importance dans la vie pratique, pour la rapidité de nos actes et la simultanéité d'un grand nombre de mouvements ; on ne pourrait expliquer sans elle les phénomènes variés du mouvement dans tous les actes humains.

Gomme dans la forme primitive et élémentaire du mouvement on trouve une tendance à l'action fonctionnelle, qui indique la vitalité des éléments; ainsi, par une adaptation qui s'accomplit dans les organes complexes et composés, le mouvement acquis par Teipërience prend la forme d*une tendance à Taction fonctionnelle, comme forme originelle et élémentaire. La fonction devient de cette façon plus parfaite en devenant automatique, comme si radaptation avait été faite par la nature.

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