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IIL — DÉTERMINATION ET EXÉCUTION

472. En réalité, tout ce qui précède, présence des motifs, choix entre les motifs opposés et contraires, n'est qu'une préparation à la volition proprement dite. En fait, il peut y avoir une série d'excitations qui poussent à l'action, une série de raisonnements s'occupant du choix enti*e les motifs ; il peut y avoir choix parmi tous les éléments psychiques et externes qui contribuent au fait, sans qu'il y ait pourtant acte volontaire. Cet acte volontaire consiste en un mouvement ou en une série de mouvements ayant un effet utile prévu, et ac<H)raplis à la suite de motifs d'impulsion. Il peut y avoir activité dans l'impulsion psychique que j'ai déjà appelée commencement d'action ; mais cette impulsion n'est que la disposition active de Tagent, de même que le sentiment, qui est la transformation psychique d'une excitation, le motif, en est l'état passif. Ces deux dispositions de l'agent entrant en action, il y a préparation à l'acte volontaire, mais ce n'est pas encore l'acte lui-même, comme je l'ai déjà dit. Dans cette préparation se trouve cette suspension entre l'excitation et le mouvement dont nous avons parlé en commençant, et par suite une représentation anticipée et idéale des mouvements qui doivent suivre. Le passage de cette représentation anticipée au mouvement réel constitue l'acte volontaire ou la volition. La détermination est la véritable phase psychique par laquelle se produit le passage du mouvement idéal au mouvement réel, de la préparation à l'exécution. Si l'agent n'a qu'un seul motif qui le pousse à l'action, il commence dans l'acte même de la détermination les mouvements nécessaires pour atteindre son but ; si les motifs sont multiples et opposés, la

dctermination ne vient qu'après le choix, el il n'y a plus alors ni incertitude ni doute, l'action commence.

473. Vexécution est la dernière phase de la volition, et constitue le moment de l'action. Mais entre la détermmation et l'exécution, il peut y avoir parfois un intervalle de temps considérable, parce que l'action volontaire ne doit pas toujours suivre immédiatement ; on peut alors considérer divers degrés dans la détermination. La véritable détermination consiste dans le passage immédiat de l'idée à Tacte, du motif et de l'impulsion psychique à l'exécution ; mais si ce passage à l'acte est renvoyé à un temps éloigné, la détermination est une simple résolution. Cette phase de la volition dure tant que n'arrive pas le moment de l'exécution ; à ce moment, elle prend le caractère et l'aspect de la détermination. D'où il est clair que le premier moment de l'action volontaire est la détermination réelle à l'exécution.

474. Même après la résolution, des doutes peuvent surgir par suite de nouveaux motifs qui viennent s'ajouter aux premiers ; et si ces motifs sont plus forts que les premiers qui ont produit la résolution, il peut se produire une modification ou un changement dans la résolution. Bien plus, dans l'exécution réelle d'un mouvement, il peut survenir encore des motifs capables de suspendre ou de faire dévier l'acte volontaire ; et alors la détermination qui a produit ce mouvement d'exécution cesse pour donner place à une autre détermination, ou à une simple suspension de l'exécution.

Toutefois^ une volition n'est pas toujours constituée par un seul mouvement et par un ensemble de mouvements qui se fondent en un acte ; quelquefois, sinon souvent, il y a une série successive de moiivements, lesquels correspondent à une série successive de déterminations volontaires. Dans ce cas, la volition est véritablement composée et complexe, et je dis la volition^ parce que je suppose que la série a un but final unique. Quand, au contraire, les fins sont différentes, il y a une série de volitions différentes. 11 peut encore arriver qu'il y ait des buts différents avec des volitions différentes, mais que tous ensemble convergent vers un but unique. Par suite, tous ces phénomènes doivent se produire dans des temps diflérents, mais ils sont toujours successifs. Or, la suspension et le changement dans l'exécution de ces divers actes particuliers et successifs sont possibles à tout moment donné ; et il arrive alors qu'au lieu d'une série entière de volitions tendant à un but, une partie est exécutée sans fruit et sans effet utile, parce que, par suite de nouveaux motifs, une résolution opposée à la résolution actuelle s'est produite.

Il ressort de là que la volition dépend des conditions antécédentes, et qu'elle n*est qu'un effet de ces conditions.

475. Qu'est-ce que la détermination? — - Pour comprendre ce moment de l'activité psychique, il faut se rappeler de nouveau Taction réflexe et ses moments physiologiques. L'antécédent de l'action

rëflexe est une excitation centripète, Faction elle-même s'achève par une excitation centrifuge produite par la première, comme s*il n> avait entre Tune et Tautre excitation qu*une continuité identique des voies excitées ; il y a en réalité continuité dans les centres où convergent les deux voies, motrice et sensitive, mais il y a séparation, parce que chaque excitation suit une direction diiïérente. Le point de jonction est donc le centre nerveux où convergent les deux voies conductrices. Or, ce point de jonction ou trait d'union ne retarde Texécution du mouvement que le temps nécessaire pour que l'excitation le traverse, c'est-à-dire le temps physiologique requis pour tont phénomène nerveux. Par suite, l'exécution d'un mouvement réflexe suit immédiatement l'excitation venue des voies sensitives.

Or, dès le début de ce livre, j'ai établi qu'il y a, dans la volition, un intervalle entre l'excitation et le mouvement, par suite de la suspensioa ou retard du mouvement même ; et j'ai considéré ce caractère comme une différence essentielle entre l'action réflexe et la volition. Cette suspension implique un état de conscience, et, dans la volition plus développée, elle en implique un grand nombre parmi lesquels se trouvent, comme phénomènes principaux, le raisonnement et le choix après l'insistance des motifs. S'il n'y avait pas de suspension, l'excitation irait immédiatement par les voies motrices, et l'exécution serait instantanée ; mais il y a suspension, et les voies motrices, par suite, ne sont pas envahies. Mais la raison de la saspension cessant, et l'excitation ou le motif insistant, le mouvement doit se produire. De même que la suspension se fait dans les centres nerveux conscients, de même aussi l'impulsion au mouvement doit partir des centres conscients. Au lieu qu'un simple temps physiologique soit employé dans le passage de l'excitation à travers les centres, comme pour l'action réflexe, il y a une série de moments pour une série d'actes psychiques successifs, qui prennent différents noms parce qu'ils correspondent à des phases différentes d'un phénomène. En d'autres termes, on peut dire que l'excitation des voies sensitives doit vaincre une certaine résistance dans les centres, pour passer dans les voies motrices; dans l'action réflexe, cette résistance est faible et simple; dans l'action volontaire, elle est considérable et complexe. La résistance ayant cessé ou étant surmontée, les voies motrices sont excitées d'une façon inconsciente dans l'action réflexe ; mais dans la volition, cette excitation constitue un moment de la conscience : ce moment apparaît comme une impulsion motrice venant à la suite d'un motif, conscient lui aussi, et choisi au milieu d'autres. C'est là la détermination. Si l'on examine bien le phénomène, on voit que la détermination est un eflel des conditions antécédentes, et, si elle apparaît comme un acte indépendant, c'est parce qu'elle est un moment distinct dans la conscience, mais jnoment successif et subséquent.

476. En continuant la comparaison entre l'actfon réflexe et lavoli^

DÉVELOPPEMENT DE LA VOLlTiON 429

lion, on trouve que cet espace de temps, qui est employé au passage de Texcitation sensitive à Texcitation motrice dans le centre nerveux, est occupé, pour Faction volontaire, par une série d'états conscients successifs, depuis la conscience du motif, antécédent premier de la volition, jusqu'à la détermination. Et ce temps, dont la plus grande partie est employée à la lutte et au choix entre les motifs, sera plus ou moins long suivant les circonstances. 11 n'est pas besoin de dire que ces actes de conscience se réduisent à des perceptions rappelées, à des jugements, des inférences, jusqu'au moment de la détermination, et que cette détermination marque la limite entre l'activité psychique sensitive et l'activité motrice, parce que c'est à ce moment que commence l'exécution ou le mouvement volontaire.

Or, il n'est pas besoin de démontrer qu'un état de conscience est un phénomène, qui se produit par l'instigation d'une force psychique et l'activité de cette même force. Il en est ainsi pour toute la série des états de conscience qui existent entre l'excitation externe et l'exécution volontaire. Chacun de ces états dérive d'une excitation, laquelle est constituée par l'état antécédent déjà défini et déterminé. Ainsi, le choix entre les motifs est précédé du contraste conscient de ces motifs ; et le choix est lui-même un antécédent de la résolution ou de la détermination, selon la promptitude ou le retard mis à l'exécution. La détermination est donc un état de conscience distinct, im fait psycliique, excité par un motif, qu'il y ait choix ou non, lequel motif est prépondérant sans opposition dans le second cas, et le devient après contraste dans le premier.

477. L'exécution est un mouvement musculaire accompli par les muscles volontaires à la suite de l'impulsion nerveuse centrale, laquelle se transmet à la périphérie dans les muscles mêmes qui doivent être excités. Dans les mouvements ou l'excitation est adaptée, en quelque sorte naturellement, conune dans l'action réflexe, le but est atteint et atteint complètement; mais il y a certains mouvements volontaires qui ne sont pas adaptés dès l'origine à l'excitation ou au mouvement qui les provoque et qui, par suite, ne réussissent qu'à la fin ou qu'imparfaitement. Dans ce cas, la répétition des mouvements et leur modification graduelle pour s'adapter peuvent faire atteindre le but.

Bien que les muscles involontaires ne soient pas sous le pouvoir de la volonté, celle-ci peut cependant en régler indirectement les mouvements. Toutefois, cette influence ne s'acquiert que tardivement par l'usage ou l'exercice des organes de la vie de nutrition, et quand les phénomènes de celte vie de nutrition peuvent être coordonnés d'une façon consciente avec ceux de la vie de relation.

478. Quand les actions volontaires sont plus développées et plus complexes, il arrive que l'exécution d'une action volontaire demande beaucoup d'intermédiaires, et une série d'actions secondaires convergeant vers un but unique. Il faut alors, pour accomplir une voli-

lion principale, beaucoup de volitions secondaires, lesquelles, à leur tour, ont besoin de ce processus que nous avons étudié jusquld, et qui est indispensable à toute volition. Chacune a son motif, sa déUfmination, son exécution ; en cas de conflit, il y a choix entre divers motifs, comme dans la volition principale même, qui a im but pins étendu et plus élevé.

Ces volitions peuvent être des mouvements musculaires propr^ ment dits, ou des mouvements mêlés à des sensations ou à des idées, de sorte que l'exécution d'une volition implique une série successife de faits psychiques de toute nature, sensations, i>erceptions prop^^ ment dites, raisonnement, mémoire, mouvements et sentiment de mouvements ; c'est-à-dire que l'activité psychique tout entière peirt être amenée à entrer en action avec tous les moyens dont elle peut disposer.

Ces volitions successives pour atteindre le but d'ime volition priocipale et première peuvent se produire dans un temps indétermiiië, elles peuvent se produire dans un espace très long, il peut leur falloir des années ; mais elles sont alors intermittentes, d'autres besoins de la vie se présentant, qui viennent réclamer l'activité v<rfontaire pour d'autres faits. 11 y aura alors dans l'esprit de l'agent un cfessetn de ces actions à accomplir, lequel dessein rentre dans la série des actes intercalés entre les excitations et les mouvements, et dans la suspension qui, comme on l'a établi, est le caractère distinctif prindpal de la volition . Ce dessein implique les volitions secondaires, moyens d'accomplir la volition principale, tous les raisonnements et les faits de mémoire nécessaires pour coordonner les moyens à la fin.

479. L'influence volontaire exerce encore une part de direction dans les sensations, les perceptions et les raisonnements. Pour les sensations et les perceptions, nous nous aidons des muscles volontaires des organes sensoriels, grûce auxquels nous pouvons tourner dans une direction plutôt que dans une autre les organes mêmes, et cela, avec l'intensité et la vitesse que nous jugeons nécessaires. En étudiant les phénomènes de sensation et de perception, nous avons fait voir Timporlance réelle des mouvements, qui sont nécessaires non seulement à l'usage des sens, mais à l'acquisition des connaissances qui en dérivent directement.

Mais il n'y a, dans cette influence directrice, aucune exception anî lois de la volition telles qu'elles ont été exposées précédenunent, ni aux motifs déterminants des mouvements musculaires. NoUs fixons ordinairement notre attention sur un objet plutôt que sur un autre à cause de l'intérêt que cet objet excite en nous; et on a vu aussi que le point de fixation dans la conscience, qui est lattention, ne se distingue pas de l'activité volontaire. C'est ainsi qu'il peut y avoir choix, non seulement entre les sensations d'un même sens dans le champ de la conscience, mais encore entre les différents sens, en accordant la préférence à une sensation produite par un organe sur

Dr:VKLOPI»EJÎENT DE L\ VOLITIOX i'.il

iMillc produite par un aulre. Ceci, toutefois, n'est pas vrai absolument, parce qu'il y a des sensations (jui s'imposent par leur forée et leur intensité, et auxquelles TelForl volontaire ne peut pas nous soustraire.

480. Le cours du raisonnement est un entrelacement d'idées et de pensées rappelées automatiquement suivant les lois d'asso(!iation, et dlnférences de natures diverses, analogie, induction, déduction, lesquelles se présentent dans les diverses conclusions ; or, on a montré ailleurs que si nous n'avions pas la faculté de reproduire automatiquement des idéc^s et des pensées, et que si toutes devaient être rappelées sous l'influence de la volonté, outre qu'un, raisonnement,

. même simple, serait (Hlficile et extrêmement pénible, il serait impossible de suivre un certain ordre de pcnsé(»s cohérentes. Kn fait, la

. cohérence résulte de l'association réglée des idées, sensations, pensées et mouvements, qui se lient par suite des lois que nous avons trouvées et étudiées précédemment. Le raisonnement est donc d'au-

1 tant plus facile et plus expéditif que la loi d'association des éléments

. du raisonnement est plus ferme et mieux établie.

Mais, d'un autre côté, il ne faut pas abandonner entièrement la reproduction automatique à son cours ; il se produirait, dans ce cas, un phénomène semblable au premi(;r sous le rapport de l'incohéi*cnce, parce qu'il se présente dans l'assotriation certains éléments

' accessoires qui n'entrent pas, et qui ne doivent pas entrer dans un raisonnement délenniné et défini. L'influence de la volonté est nécessaire ici pour diriger l'automatisme des perceptions par les lois mêmes d'association. Même dans c(î cas, il y a choix entre les pensées et les idées, entre les inférences et les modes d'inférer, par suite de la (in que se propose le i*aisonnemcnt et l'aciivitt'; volontaii'e se développe encore ici de la façon ordinaire. Toutefois, dans ce fait, il faut l'éducation intellectuelle, et une certaine expérience jointe à l'habitude, pour savoir choisir (»nlrc les divers ordres de p<»nsées celles qui conduisent le plus vite et le mieux à la fin d'im raisonnement. Comme il est facile de le comprendra, la direction volontaire est limitée quand il s'agit de la reproduction, et cette limite est marquée par la faculté même de reproduction automatique. L'activité volontaire est souvent impuissante à rappeler un certain ordre d'idées ou de pensées, si elle n'est pas aidée par l'association et l'automatisme.

-181. Bain se demande si le fait de rappeler une idée ou une pensée peut se réduire à un changement musculaire volontaire. C'est une supposition très probable, dit-il, qu'en se rappelant une idée, on se rappr^lle aussi l'idée du mouvement qui a contribué à la former. Ainsi, en reproduisant idéalement un cercle, on reproduit aussi idéalement les mouvements oculaires accomplis pour percevoir ce cercle. « 11 est diflicile de réduire toutes ces excitations de vues mentales à des sensations de nmscles volontaires, et, pour généraliser, notre problème doit démontrer : que dans le choix d'une qualité d*un effet complexe, dans le fait de maintenir l'attention sur quelque image qui excite à la vision, en

un mot, dans tout conlrôle volontaire d'une série de pensées, il y a inlervenlîM des muscles (l)». Bain pense que, malgré les difficultés qu'elle présente, ilntsi pas impossible de démontrer cette thèse.

482. Il nous reste enfin à parler de la transformation de l'actioD volontaire en mouvement automatique ; c'est là un phénomène très commun et très ordinaire. Tout le monde sait que des mouvements appris avec beaucoup de fatî^e et de peine s*accomplissent, après un peu d'exercice, avec une facilité extraordinaire ; il sufGt pour cela qu'ils soient excités. On les nonunc ordinairement mouvements habituels. Spencer surtout a noté ce fait qu'entre les excitations et les mouvements réflexes, il y a une connexion interne parfiiite, la(]uelle se manifeste sans aucune hésitation, par la correspondaïKf des mouvements aux excitations. 11 n'en est pas de même dans ks mouvements volontaires ; ceux-ci sont, au contraire, à l'origine, ea désaccord avec l'excitation, et il faut un certain exercice pour que la correspondance s'établisse. Toutefois, cette correspondance étant établie, et, par suite, la connexion interne entre les excitations el les mouvements, l'action volontaire devient semblable à une actioi réflexe, mais elle en diffère toujours, car l'action automatique, se composant d'un petit nombre de secousses musculaires qui n*oflt pas de suite sans de nouvelles excitations, a une durée très courte par rapport au mouvement volontaire, tandis que l'action automitique se continue par une première impulsion qui la provoque. Ei second lieu, dans l'action réflexe, il n'y a pas de but consdenl, l'action automatique conserve son but et son motif conscient. Enh l'action réflexe n'est pas sous l'influence de la volonté, tamfis que l'action automatique est dirigée par la volonté, c'est-à-dire qu'elle pftut continuer ou cesser par suite d'une nouvelle impulsion volontaire (2).

Ce qui est vrai pour les simples mouvements musculaires Test aussi pour les phénomènes intellectuels, pensées et raisonnement; ils deviennent, eux aussi, automatiques, leurs cours dépendant d'une première impulsion volontaire, et ils restent sous la direction de h volonté, comme je l'ai dit précédemment.

(1) Les ihnoUons et la Volonté, chap. i\.

(2) Carpentcr propose trois catégories de mouvements, outre les mouTemeits réflexes : automatùines, volontaires, de volition. Les premiers sont ceux qui s«rt entièrement inconscients, ex. : mouvements de la jambe quand nous marchons : les seconds ceux où notre attention n'est pas entièrement occupée autre part, mais où nous savons, au contraire, où nous sommes, et ce que nous faisons, « que nous pouvons changer volontairement. Les mouvements sont de volitioi quand il faut un effort de la volonté pour les continuer. En réalité, le monte' ment de volition est un mouvement produit par une impulsion particulière àt la volonté, tandis que, d'après Carpenter, le mouvement volontaire est ■ mouvement qui peut être accompli sans impulsion directe de la volonté (Vofei Mental Physiolotjy, p. 19).

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