DEUXIÈME PARTIE
Les théories psychophysiques de Fechner ont soulevé les objections les plus diverses, et les faits bien établis sur lesquels reposent ces théories ont été l'objet de multiples interprétations. La faute en est en partie à Fechner lui-môme ; il n'a pas fourni à ses critiques une base de discussion suffisamment nette, parce qu'il n'a pas défini avec assez de précision les deux idées essentielles de sensation et d'intensité psychologique. Je vais examiner d'abord l'idée de sensation. J'examinerai l'idée d'intensité dans les chapitres suivants, en exposant les critiques qui ont été dirigées contre la mesure des sensations, les tentatives qui ont été faites pour reconstituer la psychophysique, et en cherchant ce qu'il y a de quantitatif et de mesurable dans les phénomènes psychologiques, ou au moins dans les sensations.