‹ La psychophysiqueChapitre 36 sur 62 · I : io5.o · texte numérisé non relu

I : io5.o

(i) Tableaux I et II de Mûllcr, clans Archiv fur A. u. Ph., Ph. Abtii. 1889, supplément, p. 94 et gS.

limètre carre une surface couverte d'oxyde de magnésium, qui reçoit à angle droit, à une distance de i mètre, les rayons d'une surface de i centimètre carré de platine en fusion. Le tableau IV ci-contre donne les résultats. Les intensités comprennent le seuil différentiel augmenté de la valeur par rapport à laquelle il a été perçu.

Les expériences deKônig et Brodhun montrent donc d'une façon très précise qu'il existe une région des intensités lumineuses où la clarté des perceptions atteint son maximum, et que la loi de Weber se vérifie dans cette région (à peu près de 1 000 à 5oooo unités), c'est-à-dire que la clarté des perceptions y esta peu près constante. Mais, des deux côtés de cette région moyenne, la clarté des perceptions diminue, et elle diminue rapidement à mesure qu'on s'éloigne de la région moyenne.

L'existence d'un maximum de la sensibilité différentielle, et, par suite, de la clarté des perceptions, est d'ailleurs facile à constater. Je l'ai constatée d'une façon très nette au moyen d'expériences simples. J'ai préparé une collection de disques de papier blanc sur lesquels étaient collés des secteurs de papier noir mat disposés de manière à former par la rotation deux couronnes grises concentriques. En variant convenablement l'étendue des secteurs, j'ai formé une série telle que, la lumière venant d'une source quelconque, la différence relative des deux couronnes grises était : 1/120, 1/119, 1/118, etc. La valeur blanche du papier noir est ici négligeable, puisqu'il s'agit de rapports, et que d'ailleurs je ne pouvais prétendre à une grande rigueur : le problème expérimental était de déterminer la plus faible différence qui permît de distinguer deux couronnes. — Les valeurs du seuil différentiel que je donne dans le tableau V ci-après ont été obtenues en prenant la moyenne de plusieurs déterminations dans lesquelles la différence réelle allait en augmentant et d'un nombre égal de déterminations dans lesquelles elle allait en diminuant. La lumière la plus forte était celle du plein soleil, sans nuages, vers le milieu de la journée, au mois de juillet, à Màcon.

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TABLEAU IV. — Expériences de Kokig et Brodhun

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