‹ La psychophysiqueChapitre 53 sur 62 · DIFFÉRENCES JUSTE PERCEPTIBLES · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCES JUSTE PERCEPTIBLES

POUR MANDELSTAMM

Rouge B. . . . • •

Rouge C

Orangé entre G et D .

Jaune d'or D . . . .

Vert entre D et E . .

Vert E

Bleu vert entre E et F.

Bleu pur F

Bleu indigo G. . . . Violet entre G et II .

/iog.Sd 270.27

roun

DOBBOWOLSKY

ii5

(I) Les valeurs trouvées par Mandelstamm sont données ici d'après une correclion de Dobrowolsky (p. 7=^), 1- -'^^ Dobrowolskj d'après son mémoire (p. 102).

Les premières déterminations du seuil diiïérentiel relatif, faites par Mandelstamm (i) et DobroAvolsky (2), sur Tinvilation de Helmholtz, au moyen de l'ophthalmomètre, sont déjà anciennes, et, comme on a depuis perfectionné la technique expérimentale, elles ne peuvent être considérées que comme provisoires. Pourtant, elles mettent déjà bien en lumière la loi empirique qui a été trouvée depuis par des procédés plus sûrs. Le tableau XXI en donne les résultats.

Ainsi il y aurait deux maxima pour la sensibilité différentielle relative, ou pour la clarté des perceptions : l'un dans le jaune d or, l'autre dans le bleu.

Des expériences faites par B. Osgood Peirce (3) en i883 ont confirmé ces résultats, que Peirce ne cite d'ailleurs pas. Le maximum de sensibilité obtenu par Peirce se trouve dans le jaune, aux environs de la raie D : il y a eu de légères variations pour les différentes personnes, la couleur la mieux perçue étant dans certains cas plus orange, dans d'autres plus jaune. Un deuxième maximum s'est trouvé dans la couleur correspondant à la ligne F. Ce sont là les deux maxima trouvés par Mandelstamm et Dobrowolsky. Enfin Peirce a trouvé un troisième maximum, relatif d'ailleurs, moins élevé que les précédents et manquant de constance : « Dans beaucoup de cas, dit-il, quoique non dans tous, l'œil a été moins sensible à des changements dans un rouge voisin delà ligne C qu'à un rouge un peu plus sombre derrière la ligne du lithium. Dans les couleurs plus sombres aux extrémités du spectre, il était naturellement très difficile de distinguer de petites différences. En outre de ces traits généraux, il y a eu

(i) Deilrâge zur Physiologie cicr Farben, Arcliiv fiir Opiilhalmologie rie Grafe, t. XIII, secl. 3, p. 899 (1867).

(a) Deilrâge zur Pliysiologischen Optik, ibid., 1. XVIII, secl. i, p. 66 et 98, 1872.

(3) On Ihe sensitiveness of Ihc Eye lo sUglU Différences ofColour, American .Tournai of Science, 3° série, vol. XXVI, p. 299-303, i883.

dans la plupart des courbes obtenues en dessinant les résultats des différents observateurs des maxirna et des minima moins élevés qui montraient des particularités dans les différents yeux. Ces particularités apparurent sans changement dans chaque série d'observations faites par la même personne (i). »

Depuis cette époque, Kônig et Dieterici (2), puis Brodhun (3), ont traité la même question par la méthode des erreurs moyennes, et U thoff (/|) par la méthode des différences juste perceptibles. L'œil de Kônig est normal, celui de Brodhun ne perçoit pas le vert, celui de Uthoff est normal. Le tableau XXII à la suite reproduit, pour Kônig et Dieterici, le tableau donné page io5 dans l'article de Brodhun, pour Brodhun son tableau page 102 et pour Uthoff le tableau p. 106 de l'article de Brodhun. Brodhun ne s'occupe pas de la loi de Weber, il s'attache seulement à déterminer la courbe de la sensibihté différentielle. J'ai ajouté les erreurs moyennes relatives et les différences relatives juste perceptibles pour montrer comment ce genre de perceptions se comporte à l'égard de la loi de Weber.

Gomme on le voit par ce tableau, qui confirme exactement les expériences antérieures et montre d'une façon plus détaillée la marche de la sensibihté différentielle, la perception des couleurs atteint son maximum de clarté dans deux régions du spectre (Sgo à 58o i"." et 5oo à /190 f^,") : la première de ces régions se trouve dans le jaune orangé et la deuxième dans le bleu.

Une nouvelle recherche très étendue a été faite au labora-

(1) Ibid., p. 3oi.

(2) Ueber die Enpfmdlichkeit fiir Wellenlunçieminlerschiede des Licblcs. Annaten d. Pliysik. u. Cliemie fie Wiedemann, t. XXII, p. 579, t884.

(3) Ueber die Empfindlichkcil des griinblinden iind des normalen Auges gegeii Farbenanderung iin Speidrum, Z. f. Ps. u. Ph. d. S. III, p. 97. 1892.

(4j Uthoff, Ueber die kleinsten wahrnehinbaren Gesichtswinkel^ in den verschiedenen Teiien des Speh-trums, Z. f. Ps.n. Pl.. d. S., l. p. i55. 1890.

TABLEAU XXII. — E.xpériexces de Koîjig, de Bhodhun

ET d'UtIIOFF sur LA PERCEPTION DES NUAîiCES DE COULEURS.

EXPIÎRIEMCES

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