‹ La Psychose d'InfluenceChapitre 12 sur 39 · PAC LE · texte numérisé non relu

PAC LE

lité du tableau, manque du caractère capital de l’hallucmation véritable, l’extériorité. EL il range ce premier groupe sous le nom de pseudo-hallucinations de Kandinsky.

Voici la définition de Petit (1) : Ce sont des « représentations mentales automatiques, consistant en images sensorielles, motrices et cénesthésiques auxquelles le sujet attribue une origine indépendante de sa personnalité psychique, sans qu'il fasse intervenir cependant un élément sensoriel moteur où cénesthésique objectif. »

Nous limiterons celte définition aux images sensorielles, laissant de côté les images motrices et cénesthésiques qui rentrent, à notre avis, dans le groupe des hallucinations motrices et cénesthésiques.

Le type le plus net de ces pseudo-hallucinations est la pseudo-hallucination visuelle. C’est elle que Kandinsky avait pris pour type. En étudiant les phénomènes hallucinatoires de la vue, nous en donnerons des exemples. Voicidès maintenant un cas typique. Mme M..., nous raconte : « Je regardais fixement devant moi; il m'a semblé voir mes perséculeurs, j'ai fermé brusquement les paupières et je les ai emprisonnés. Je les ai vu alors qui faisaient des mouvements désespérés. » Celle vision présente donc bien pour le malade le caractère d'objectivité psychique et non le caractère d'objectivité spéciale caractère essentiel de l'hallucination vraie.

Les pseudo-hallucinations de l'ouie sont beaucoup plus rares. Elles se manifestent sous forme de bruit,

(1) G. Penir. — Des auloreprésentalions aperceplives. Bordeaux, 1913.

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