‹ La Psychose de Gilles de RaisChapitre 26 sur 36 · P, Lacroix (Bibliophile Jacob). Les procès célèbres · texte numérisé non relu

P, Lacroix (Bibliophile Jacob). Les procès célèbres

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constater que dans les raisons qu'il avance on peut trouver contre lui des armes.

Indirectement, et au sujet de cas analogues, on peut trouver en certains auteurs les éléments d’une conviction.

R. von Kraft-Ebing (1), s'exprimant au sujet des assassins par volupté, affirme qu’ « il est fort impro-

.bable qu’un homme sain au moral commette des crimes d’une telle brutalité ». Plus loin le même auteur juge en ces termes les nécrophiles : «I faut une sensualité assurément perverse pour surmonter l’horreur naturelle que l’homme éprouve devant les cadavres et pour trouver du plaisir à la conjonction sexuelle avec un cadayre. »

Lombroso (2) croit que tous les auteurs de viols sont des dégénérés et Emminghaus (3) juge morbide tout désir s’éveillant devant des objets ou des personnes inadéquats.

Il est encore plus démonstratif de constater que le caractère de Gilles, dissipateur orgueilleux, vain, assassin par passion, cadre avec le signalement du fou lucide que décrivit, il y a cinquante ans, Trélat (4) et remarquons que ses actes sont résumés par cette phrase de Grasset (5), chez lui «il y a affaiblissement du psychisme supérieur et hyperactivité fonctionnelle, non contrôlée, du psychisme inférieur ».

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