‹ La Psychose de Gilles de RaisChapitre 29 sur 36 · PAU CRE · texte numérisé non relu

PAU CRE

fond mystérieux de la race pour remonter boueux jusqu'au jour !

Sans être aussi impénétrable, aussi obscure, l’enfance de Gilles n’est cependant pas des plus claires.

D'un passage ténébreux du procès (1) que commente sans précision Bossard, on peut établir que très tôt Gilles enfant, sur qui nulle expérience inquiète ne veillait de près, porta sur lui une main d’abord curieuse, puis vite avertie des joies solitaires d'Onan, qu’il ne s’en tint pas là‘(2) et que promptement il se révéla d’une précocité sexuelle que l’on

passa sous silence, mais que nous considérerions

aujourd’hui tout à fait significative. | D'autre part, un passage, que j'ai déjà cité, du Mémoire des Héritiers, nous apprend qu’assez rapidement,Gilles dont s’inquiétait peu, si ce n’est pour le marier, « le vieil et ancien » Jean de Craon, subit le sort commun des petits orphelins à qui écherra une imposante hoirie et qu'il devint le point de mire d'une valetaille intéressée,dont les flagorneries cupides s’évertuèrent à ses bonnes grâces en lui procurant sans vergogne toutes sortes de plaisirs, au. moins prématurés, pour la plupart. Il n’est de cette sorte pas hardi d’inférer que, pendant son enfance et son adolescence, à cet âge où, comme le corps,

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