‹ La Psychose de Gilles de RaisChapitre 32 sur 36 · Rivista sperimentale de frenologia · texte numérisé non relu

Rivista sperimentale de frenologia

2. Falret. Etat mental des épil. — Hennocq. De l'épilepsie avec conscience. — Griesinger. Traité des maladies mentales, etc.

italienne, « lo stato crepuscolare » (1), par allusion à .

l'insuffisante lumière dont bénéficie la conscience

du malade et la mémoire conservée est en propor-.

tion. Or dans tous ses meurtres Gilles avoue un esprit désinvolte, dose ses sévices, analyse ses sensations el sa mémoire est à ce point fidèle que sa confession fait blémir ses juges et frissonner d’horreur la foule.

Un dernier point à éclaircir est la question des fugues, car Gilles en eut, le fait est bien établi par le Mémoire des Héritiers bien que Bossard, pour les besoins de sa cause, essaie de les escamoter, d’en faire des fantaisies d’après-diner, des arabesques d'’ivrogne sur un trottoir.

A Nantes, dans les rues, à Tiffauges dans les bois épais des environs, Gilles part les yeux farouches, les dents serrées, les poings clos ; des heures il va droit devant lui sans rien entendre. Douloureux il endure des hallucinations sexuelles, les arbres, les nuages, les objets inanimés miment à ses yeux des formications multiples, des génitoires enchevêtrés, effarants comme le fameux Réve japonais d'OK’saï. A vrai dire,ce ne sont pas des hallucinations vraies, mais des interprétations faussées de perceptions exactes, auxquelles sans transition succèdent les rondes menaçantes que font autour de lui les spec-

tres sans cesse plus nombreux des petits enfants trucidés et tout cela dans un pêle-mêle agressif et ter-

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